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Le président Erdogan pointé du doigt après l'attentat en Turquie

REPLAY - La presse de ce lundi 12 octobre revient sur l'attaque qui a frappé Ankara. La revue de presse d'Adeline François.

Adeline François
Adeline François
Crédit : Romain Boé
Le président Erdogan pointé du doigt après l'attentat en Turquie
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Adeline François

L'image est d'une terrible cruauté : des bannières pacifistes font office de linceuls pour recouvrir les corps des victimes. Cette photo a été prise samedi, devant la gare d'Ankara en Turquie, "triste symbole de la mise à mort de toute forme d'appel à la paix". "Image qui résume à elle seule la tragédie de samedi", écrit Delphine Minoui ce lundi 12 octobre dans Le Figaro. "Plus de quatre ans après le début de l'insurrection syrienne contre Bachar al-Assad, la guerre d'à-côté déteint chaque jour un peu plus sur le sol turc".

Erdogan pointé du doigt

L'attentat n'a pas encore été revendiqué. Mais la presse française désigne un coupable : le président turc Erdogan, accusé d'attiser les tensions, à trois semaines des élections législatives. "Il a choisi de mener campagne dans le sang", écrit L'Humanité. La stratégie de la peur semble le seul moyen d'empêcher les électeurs de le désavouer une seconde fois". 

"Erdogan alimente tous les soupçons. Toutes les colères", écrit Bruno Mège dans La Montagne. "Turquie : le scénario du pire", titre Libération, évoquant un engrenage qui pourrait conduire le pays à la guerre civile. 

"C'est aussi une solution de paix durable avec les Kurdes qui s'éloigne de plus en plus", constate Olivier Pirot dans La Nouvelle République.

En Turquie, le quotidien pro-gouvernemental Yeni Akit fait sa Une avec une autre image : le logo du parti pro-kurde HDP, un olivier dont le tronc est représenté par deux mains jointes. Mais des grenades ont été dessinées à la place des feuilles, pour convaincre les lecteurs que les militants pro-kurdes sont les instigateurs de l'attentat qui les a visés. 

Le Monde et Slate racontent comment Twitter est devenu inaccessible en Turquie après le double-attentat de samedi. Le lourd passif du régime d'Erdogan en matière de contrôle d'Internet fait craindre un nouveau tour de vis. Twitter a ouvert une enquête. 

Le patron d'Orange privé... de téléphone

Les pages saumon du Figaro nous emmènent au Pont-de-Montvert (Lozère). Un petit village où même le portable ne passe pas et où la dernière cabine téléphonique vient d'être supprimée, malgré les courriers de protestation de la municipalité auprès d'Orange. Le journal s'intéresse à cette cabine parce qu'elle a longtemps eu un utilisateur quasi quotidien : Stéphane Richard, le PDG de l'opérateur, originaire du village. Va-t-il militer en faveur de la réinstallation de la cabine, s'interroge le quotidien. Dans le cas contraire, il pourra toujours acheter une carte prépayée Bouygues Telecom, le seul opérateur qui couvre ce village.

"Allô, c'est Jean-Christophe Cambadélis..."

Le Parisien nous apprend ce lundi que le Parti socialiste a lancé la course aux votants, avant le référendum pour l'unité de la gauche aux régionales, qui va se dérouler le week end prochain. Objectif : 300.000 votants. Pour cela, le téléphone sonne : les adhérents reçoivent, depuis quelques jours, un appel en numéro masqué. 

Quand ils décrochent, ils entendent : "Bonjour, c'est Jean-Christophe Cambadélis, je viens te parler de notre référendum. L'enjeu tu le connais : l'extrême droite veut remettre en cause la République. Je compte sur toi !" Un message d'une minute préenregistré par le premier secréraire du PS. "Au départ j'ai cru à une blague", raconte une secrétaire de section de Saône-et-Loire. Dans la Nièvre, un autre fulmine : "C'est lunaire ce coup de fil, on n'est pas des gosses !"

Les Bleus "dans le noir"

"Dans le noir", titre L'Équipe ce lundi, au lendemain de la défaite de la France face à l'Irlande. Les Bleus s'en remettront-ils avant d'affronter samedi les redoutables All Blacks en quart de finale du Mondial ?, se demande le journal sportif. "Au moins on est fixé, écrit Olivier François dans Le Parisien. Tout ça n'était qu'un vaste écran de fumée, les Bleus sont des enfants, des petits garçons qui rêvaient d'avoir une bonne note sans apprendre leur leçon. Ils en ont pris une devant les Irlandais, de celles qui font baisser les têtes et parler moins fort". 

20 Minutes liste ce lundi "les six constats qui nous dépriment avant de rencontrer les All Blacks". "Le pire", c'est qu'"on va passer la semaine à faire revivre le mythe de l’exploit majuscule contre la Nouvelle-Zélande, comme si le rugby français en était réduit à espérer un miracle tous les quatre ans face à la meilleure nation du monde. Excusez-nous d’avance pour tous les papiers qu’on va écrire là-dessus avant de se prendre 30 pions samedi."

Alors il faut se remobiliser et espérer un miracle. "Après tout qui sait, écrit L'Équipe. À l'inverse de la foudre, il arrive que les miracles tombent deux fois au même endroit". La France a déjà battu la Nouvelle-Zélande à Cardiff, en quart de finale du Mondial en 2007. La presse néo-zélandaise ne l'a pas oublié. Fairfax Media appelle ses joueurs à laver l'affront et à exterminer les fantômes d'il y a 8 ans. Pour le New Zealand Herald, ce sera 50/50 : "Attention, on ne sait jamais à quoi s'attendre avec les Français"

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