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Lactalis n'exclut pas "que des bébés aient consommé du lait contaminé entre 2005 et 2007"

La salmonelle "responsable des problèmes" est "la même que celle de 2005", a déclaré le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier.

L'usine de la société laitière Celia qui appartient au groupe LNS Lactalis, à Craon.
L'usine de la société laitière Celia qui appartient au groupe LNS Lactalis, à Craon.
Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
Lucie Valais & AFP

Depuis combien de temps le lait contaminé était-il consommé par des bébés ? C'est la nouvelle question qui se pose dans l'affaire Lactalis. "La bactérie responsable des problèmes est la même que celle de 2005, époque à laquelle nous n'étions pas propriétaire du site. Elle était confinée dans les infrastructures de la tour numéro 1", explique Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis aux Échos

Cette tour vient d'ailleurs d'être fermée définitivement, a-t-il annoncé, ce qui, selon lui, devrait leur "permettre de repartir sur des bases saines avec la deuxième tour toute récente". Il précise par ailleurs que c'est dans cette zone que les salmonelles se sont échappée en 2005, provoquant la contamination de 140 bébés.

Des salmonelles ont bien été trouvées "dans l'environnement" de l'usine entre 2005 et 2017, "on ne peut donc pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé sur cette période", admet-il. Sur les douze millions de produits concernés par les rappels effectués par Lactalis, "une partie importante a été consommée", explique Emmanuel Besnier.

C'est la plus grande crise que j'ai eue à affronter dans ma vie de manager

Emmanuel Besnier, PDG de Lactalis

Il souligne par ailleurs que durant la période 2005-2017 les analyses sur les produits finis ont toujours été "conformes aux exigences sanitaires" et s'en prend au "laboratoire extérieur de référence" qui en était chargé. 

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"Nous nous posons beaucoup de questions sur la sensibilité des analyses faites par ce laboratoire. Nous avons beaucoup de mal à comprendre comment 16.000 analyses réalisées en 2017 ont pu ne rien révéler. Nous avons des doutes sur la fiabilité des tests. Ce n'est pas possible qu'il y ait eu zéro positif", défend-t-il.

Pour le géant du lait, la crise des laits infantiles contaminés va coûter cher : son PDG parle de "plusieurs centaines de millions d'euros" de pertes.

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