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La SNCF pourrait réduire les avantages des cheminots via leur fiscalisation

Ces informations du Parisien ont ensuite été démenties par l'entreprise ferroviaire. Mais tous les soupçons ne sont pas levés.

Un Train Express Régional (illustration)
Un Train Express Régional (illustration) Crédit : AFP / JOEL SAGET
Benjamin Pietrapiana

Plus les jours passent, plus les avantages des cheminots sont assaillis. Ils risquent bien, à terme, de se trouver réduits à la portion congrue. D'un côté déjà, Emmanuel Macron a fait savoir qu'il voulait réformer le régime de retraite des cheminots. Et de l'autre, plus récemment, la direction même de la SNCF envisage de s'attaquer aux facilités de circulation qui concernent actuellement les 150.000 employés de l'entreprise, ainsi que leur famille et les retraités. Ce sont les révélations que faisait le Parisien dans son édition du 11 septembre.

Actuellement, en parallèle de l'entière gratuité pour les cheminots, leur conjoint et leurs enfants peuvent actuellement profiter de 16 billets gratuits par an, et d'une carte de circulation offrant 90% de réduction sur le prix des titres de transport. Parents, grands-parents et beaux-parents peuvent, eux, effectuer 4 voyages gratuits par an. 

Le Parisien a consulté des documents internes selon lesquels l'entreprise réfléchit à n'en faire bénéficier que les cheminots, leur conjoint et leurs enfants, mais, pour "tenir compte de l'évolution de la société avec des familles recomposées", la SNCF aurait envisagé par ailleurs d'étendre ces billets aux beaux-enfants. Ce lundi dans la matinée, l'entreprise ferroviaire a toutefois démenti ces informations et nie vouloir restreindre ces bénéficiaires.

Seulement 15% des bénéficiaires sont encore actifs

Ces changements interviendraient pour "se mettre en conformité avec les exigences de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), est-il indiqué dans les documents. Pour l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale, ces billets aux tarifs avantageux devraient être soumis aux cotisations.

Mais l'Acoss n'est pas la seule institution à s'intéresser à ces avantages. À plusieurs reprises déjà, la Cour des comptes a questionné leur légitimité. Selon l'organisme, ces billets représenteraient un coût de 100 millions d'euros par an. La SNCF avance, elle, le montant de 21 millions d'euros. 

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Parmi les bénéficiaires de ces avantages apparemment coûteux, seulement 15 % seraient encore actifs dans l'entreprise. Et malgré les dénégations de la SNCF,  la question d'une fiscalisation pour les bénéficiaires reste posée selon Érik Meyer (SUD-rail) et passerait notamment par "la question de la digitalisation et de la dématérialisation des pièces nécessaires (billets préférentiels, NDLR)",  "inscrite à l'ordre du jour des discussions avec les organisations syndicales".

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