1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. La limitation des autoroutes à 90 km/h en ville divise les automobilistes
1 min de lecture

La limitation des autoroutes à 90 km/h en ville divise les automobilistes

REPLAY - La requête du maire de Valence, qui veut limiter à 90km/h la portion d'autoroute traversant sa commune, pourrait inspirer d'autres villes. Parmi elles, Villejuif, où les automobilistes sont divisés.

L'autoroute A6 (illustration)
L'autoroute A6 (illustration)
Crédit : AFP
La limitation de vitesse sur les portions d'autoroute qui traversent les villes ne convainc pas tout le monde
01:44
Jacques Serais & Charlie Vandekerkhove

Valence pourrait inspirer d'autres villes. Avec le soutien de la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, son maire réclame une baisse de la limitation de vitesse sur la portion d'autoroute qui traverse sa ville. Aujourd'hui, sur cette portion de l'A7, la vitesse est limitée à 110 km/heure à hauteur de l'agglomération. Un ralentissement que l'édile n'estime pas suffisant. Il s'appuie notamment sur des études et une enquête parlementaire montrant que dans ce secteur, la pollution atmosphérique est essentiellement générée par le transport routier.
Parmi les autres villes traversées par une autoroute, Lyon, Tours, Reims et Strasbourg, ou encore Angers et Nemours. En région parisienne, Montreuil est concernée, mais aussi Villejuif, traversée par l'autoroute A6, où les automobilistes sont divisés. "Si cela permet de réduire l'impact sur l'environnement, pourquoi pas. Passer de 110 à 90 km/h ce n'est pas une grosse différence", tempère Brahim, à bord de son utilitaire.

Un avis que partage Samir, qui sort tout juste de l'A6 : "Ce n'est que sur une portion. Limiter à 90 km/h sur deux ou trois kilomètres, ça n'est pas gênant", estime le jeune homme.

100 milliards d'euros par an pour faire face à la mauvaise qualité de l'air

Loin de ce consensus, René, lui, considère la mesure comme inutile : "C'est une ligne droite, on ne risque rien à cet endroit-là, estime-t-il. C'est stupide, pourquoi ne pas le faire à des endroits dangereux, plutôt qu'à des endroits non dangereux?". Pour lui, la cause écologiste est une excuse pour faire payer les automobilistes. "On prend l'argent où on peut", ironise-t-il.

Mais la pollution a un coût véritable : face aux conséquences de la dégradation de la qualité de l'air, l'État français dépenserait chaque année 100 milliards d'euros.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/