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La classe de CP à 12 élèves, un objectif réalisable dès la rentrée ?

INVITÉS RTL - Laurent Bigorgne, directeur de l'Institut Montaigne et Rachel Schneider, secrétaire départementale du syndicat d'enseignants Snuipp-FSU 93 débattent de la mise en place rapide de cette mesure.

Une classe de CP dans le 20e arrondissement de Paris. (illustration)
Une classe de CP dans le 20e arrondissement de Paris. (illustration)
Crédit : A. GELEBART/20 MINUTES/SIPA
La classe de CP à 12 élèves, un objectif réalisable dès la rentrée ?
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La classe de CP à 12 élèves, un objectif réalisable dès la rentrée ?
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Yves Calvi_
Yves Calvi

Il en avait fait l'une de ses priorités durant la campagne. Pour Emmanuel Macron, la réduction des inégalités passe par la réduction des effectifs dans les classes situées en zones d'éducation prioritaire. C'est pourquoi le gouvernement veut mettre en place dès la rentrée prochaine des classes de CP à 12 élèves dans les REP+ (réseaux d'éducation prioritaire renforcée, ndlr) du pays. Le ministre de l'Éducation a annoncé ce lundi 26 juin dans les colonnes de la Voix du Nord que 2.500 créations de postes d'enseignants seront consacrées à ces classes dédoublées. Pour éviter "qu'on déshabille Pierre pour habiller Paul", explique Jean-Michel Blanquer

Pourtant, c'est ce qui va se passer, selon la secrétaire départementale du Snuipp-FSU 93, Rachel Schneider. "La rentrée était prête et préparée, et on prend des postes prévus pour autre chose. En Seine-Saint-Denis par exemple, il faut 221 postes pour dédoubler toutes les classes de CP dans les écoles élémentaires situées en REP+. Comment on les trouve ? On prend tous les "plus de maîtres que de classes" (un dispositif qui permet depuis 2013 l’intervention de deux instituteurs dans une même classe, ndlr), on leur demande de basculer sur les CP à effectifs réduits et on complète avec des postes de remplaçants", déplore-t-elle. 

Rien ne peut être meilleur pour un élève de CP en difficulté que de se retrouver en petit nombre

Laurent Bigorgne, directeur de l'Institut Montaigne

Pour le directeur du think tank de l'Institut Montaigne, qui soutient la réforme, il faut "concentrer les moyens sur la classe fondamentale, qui est le CP". Laurent Bigorgne estime que c'est "la plus importante des mesures jamais prises pour l'éducation prioritaire". "Rien ne peut être meilleur pour un élève de CP en difficulté que de se retrouver en petit nombre", ajoute-t-il. Mais comment les classes vont-elle se dédoubler physiquement ? "Dans 70% des établissement scolaires, nous sommes capable de le faire", assure Laurent Bigorgne. Et pour les 30% restants ? "Ce pays a su construire un collège par semaine dans les années 1970. On viendrait m'expliquer qu'il n'est pas capable aujourd'hui de trouver des espaces et des locaux pour satisfaire l'objectif le plus important d'une politique publique qui vise à réduire les inégalités scolaires ? Ce n'est pas possible". 

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