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L'agresseur du RER A, qui a causé la grève de janvier, condamné

L'homme qui avait violemment frappé fin janvier un conducteur du RER A, entraînant un mouvement de grève, a été condamné lundi à 18 mois de prison.

Dans les couloirs du RER A, le 29 janvier 2015 (image d'illustration)
Dans les couloirs du RER A, le 29 janvier 2015 (image d'illustration) Crédit : AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le tribunal correctionnel de Meaux a condamné, lundi 16 février, à 18 mois de prison, dont 9 ferme, l'homme qui avait violemment frappé fin janvier un conducteur de la RATP à Torcy (Seine-et-Marne), entraînant une paralysie du trafic de 24 heures sur l'ensemble de cette ligne.

L'agresseur devra également se plier à une obligation de soins du fait de son profil : il est décrit comme psychologiquement fragile et dépendant à l'alcool.

"Je regrette mon geste, je ne comprends pas ce qui s'est passé", s'est excusé durant l'audience ce chômeur de 42 ans, veste de survêtement noire, barbe de plusieurs jours et cheveux coupés ras. "Je suis désolé pour le monsieur, et je suis désolé pour tout le monde", a-t-il poursuivi, à l'adresse des centaines de milliers de passagers privés de transports sur la ligne A à cause de l'agression.

Agression sous le coup de la colère

Le 28 janvier, le conducteur de la RATP avait reçu un violent coup de tête sur un quai de la gare, après être sorti de sa cabine pour réarmer le système d'alarme, activé à cause de l'agresseur, qui s'était coincé la main dans la porte du train.

Le prévenu, déjà condamné à plusieurs reprises pour trafic de drogue et violences aggravées, avait été interpellé jeudi dans un bar situé à proximité de la gare de Torcy, après avoir été reconnu sur des images de vidéo-surveillance diffusées dans le cadre d'un appel à témoin. Il a dit avoir agi sur le coup de la colère.

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Son avocat a insisté de son côté sur la personnalité instable de son client, victime d'une addiction à l'alcool. "Son geste est effectivement inacceptable, mais il n'y a eu qu'un coup, il ne s'est pas acharné", avait-il fait valoir.

Après l'agression de leur confrère, qui avait eu le nez fracturé, les conducteurs de la ligne A avaient spontanément cessé le travail le lendemain, occasionnant des perturbations majeures sur cette ligne, la plus chargée d'Europe.

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