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Le train a "heurté un rail posé sur les voies" : la piste d'un acte malveillant envisagée après déraillement qui a fait 44 blessés en Normandie

44 personnes ont été blessées, dont une jeune femme évacuée "en urgence absolue" dans le déraillement vendredi 11 septembre au soir d'un TER qui transportait 186 passagers entre Rouen et Caen.

Le TER qui a déraillé en Normandie le 11 septembre 2026

Crédit : Vincent Serrano

Fanny Rocher & Thomas Prouteau & AFP

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La piste de l'acte malveillant est envisagée dans l'enquête sur le déraillement d'un TER qui transportait 186 passagers entre Rouen et Caen vendredi 11 septembre, a appris RTL de sources proches de l'enquête, un morceau de rail ayant été retrouvé sur la voie. 


Le déraillement du TER qui transportait 186 passagers a eu lieu entre Tourville et Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de la commune de Cléon, en Seine-Maritime, vers 19h45. Au total 44 personnes ont été blessées, dont une jeune femme évacuée "en urgence absolue" et d'importants moyens de secours ont été mobilisés avec 130 pompiers, cinq équipes médicales et 80 véhicules.

Selon une source policière, le train a "heurté un rail posé sur les voies", ce qui ouvre l'hypothèse d'un acte extérieur malveillant.

Les dépistages d'alcool et de stupéfiants négatifs sur le conducteur

Des "dépistages" d'alcool et de stupéfiants sur le conducteur du train se sont révélés "tous négatifs", a souligné le procureur de la République de Rouen. Les causes de l'accident n'étaient pas connues vendredi soir. "L'enquête va être longue", a prévenu la procureure adjointe, Marie-Valérie Albert, lors d'un point presse. Elle a été confiée à la police judiciaire de Rouen.

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Dès l'annonce de l'accident, le préfet de Seine-Maritime a déclenché le plan Orsec nombreuses victimes (NOVI) et s'est rendu sur place. L'accident a provoqué de "fortes perturbations" pour le trafic ferroviaire entre Rouen et Caen et entre Caen et Le Havre, dans les deux sens, selon la SNCF. 

La compagnie ferroviaire nationale a exprimé "toute sa solidarité envers les voyageurs blessés et leurs proches, ainsi qu'envers l'ensemble du personnel SNCF mobilisé sur place et engagé pour porter assistance aux passagers dans cette épreuve". La SNCF a souligné qu'elle apporterait à l'enquête "tout son concours en toute transparence".

Je me suis dit: 'mais purée, ça m'arrive à moi aujourd'hui, je vais mourir'

Nils, passager du TER

"Je me suis dit: 'mais purée, ça m'arrive à moi aujourd'hui, je vais mourir'", a confié à RTL Nils, l'un des passagers, piégé dans le deuxième wagon qui s'est couché sur les rails. "Pic d'adrénaline, on secoue dans tous les sens. On est allé plutôt vite, donc le déraillement, on essaie de s'accrocher à ce qu'on peut. Les vitres, les cailloux, le wagon qui s'arrache, le fait de voir les gens qui couraient dans tous les sens. On a vu un blessé qui saignait, le visage ensanglanté, même y compris le bras. Ça fait très peur", a-t-il relaté. 

"Je me suis fait une entorse, j'ai des bleus, un peu de sang sur le visage. C'était compliqué, on a cru mourir. Ça a commencé à secouer. J'ai rouvert les yeux et le wagon était retourné, on était tous les uns sur les autres", a confié Jasmine, 18 ans. "J'avais une voisine, on s'est pris dans les bras pour se soutenir", a raconté de son côté Xavier, très choqué.

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