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Jawad Bendaoud : comment les gardiens de prison pourraient perturber le procès

ÉCLAIRAGE - Le premier procès en lien avec les attentats du 13 novembre s'ouvre le 24 janvier, alors que les surveillants pénitentiaires maintiennent la pression sur le gouvernement pour le dixième jour consécutif.

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Comment les gardiens de prison pourraient perturber le procès de Jawad Bendaoud Crédit Image : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP | Crédit Média : Sina Mir | Durée : | Date : La page de l'émission
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et Ludovic Galtier

Jawad Bendaoud, le logeur de deux terroristes impliqués dans les attentats du 13 novembre 2015, à Paris, est jugé en correctionnelle pour recel de malfaiteurs terroristes à partir du mercredi 24 janvier.

Le procès pourrait être retardé par l'action des gardiens de prison en colère. Au dixième jour de leur mouvement, ils menacent d'empêcher l'extraction de Jawad Bendaoud en bloquant la prison de Fresnes (Val-de-Marne), où il est détenu.

Devant l'établissement pénitentiaire, les manifestants sont déterminés à réaliser ce coup d'éclat. Ils souhaitent au minimum retarder au maximum ce convoi. Une cinquantaine d'entre eux sont en place depuis six heures, mercredi 24 janvier. Dès l'aube, des palettes et des pneus ont été installés à l'entrée de la maison d'arrêt pour bloquer toutes les extractions du jour. Une décision "absolument pas acceptable", selon Nicole Belloubet.

L'accès piétons à Fresnes libéré par les forces de l'ordre

Frédéric Godet, délégué syndical Ufap-Unsa à Fresnes, se préparait à une intervention policière dans les prochaines heures pour permettre le transfert de Jawad Bendaoud vers le tribunal de grande instance de Paris.

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L'accès principal réservé aux piétons du centre pénitentiaire a effectivement été dégagé par les forces de l'ordre aux alentours de 8h30, selon l'AFP. Les forces de l'ordre ont repoussé sur un côté la centaine de surveillants qui barraient l'entrée de la prison depuis 6h.

C'est un détenu lambda

Frédéric Godet, délégué syndical Ufap-Unsa à Fresnes
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Frédéric Godet, qui considère Jawad Bendaoud comme un "détenu lambda", balaie les procès en irresponsabilité : "Il n'y a pas de position particulière par rapport à ce détenu. On est là depuis 12 jours, on n'est pas prêts de lâcher, et on fera ce que l'on a à faire."

"On est responsable : les victimes d'attentats, on sait ce que c'est. On a un tel respect, cela se passera bien. On veut nous faire passer pour des méchants mais les personnels pénitentiaires sont des gens professionnels. On attend juste un respect des gens qui nous gouvernent. Aujourd'hui, on ne l'a pas."

Déçus par les différents échanges et négociations avec la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, ces gardiens de prison en appellent désormais à Emmanuel Macron. Le Président est invité par les syndicats à se rendre à Fresnes, ce mercredi, pour reprendre le dialogue abandonné la veille.

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