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Interdiction du Roundup : "Monsanto est désigné comme un bouc émissaire", dit un représentant de la firme américaine

Le directeur France des relations institutionnelles de Monsanto estime que son entreprise est injustement pointée du doigt par la ministre de l'Écologie.

Yann Fichet, directeur France des relations institutionnelles de Monsanto
Yann Fichet, directeur France des relations institutionnelles de Monsanto
Crédit : RTL
Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de Monsanto France
18:01
Julien Quelen
Julien Quelen

À quelques mois de la conférence sur le changement climatique à Paris, Ségolène Royal a depuis dimanche déclaré la guerre au pesticide et plus particulièrement à l'entreprise américaine Monsanto. La ministre de l'Écologie a répété ce mardi son intention d'interdire la vente en libre service aux particuliers de ces produits désherbants dont le fameux "Roundup" de Monsanto

Pour Yann Fichet, directeur France des affaires institutionnelles de la firme américaine, les propos tenus par Ségolène Royal ne sont qu'un coup de communication en raison de la stigmatisation d'un produit en particuliers et non pas de ceux de l'ensemble du marché. "Nous sommes vraiment surpris, nous sommes abasourdis par cette opération de communication menée par Madame Royal. Le glyphosate est une matière active qui rentre dans la composition de 140 à 180 produits qui sont proposés aux utilisateurs amateurs. Le "Roundup" de Monsanto est un produit parmi d'autres donc pour nous c'est clairement une opération de communication qui stigmatise notre marque et notre entreprise", a-t-il ainsi déclaré au micro de RTL

Monsanto victime de stigmatisation ?

L'invité de RTL Grand Soir, qui détaille la procédure d'homologation de ce type de produit, rappelle également qu'il répond tout à fait aux normes européennes. "Tous ces produits là, pour être commercialisés, doivent obtenir une autorisation de mise sur le marché, comme les médicaments. Pour obtenir cette autorisation il y a une procédure officielle, c'est un règlement européen qui s'applique en France. Aujourd'hui le glyphosate est dans une phase de ré-homologation au niveau européen (...) La dernière fois qu'elle a eu lieu, c'était en 2002, ça s'est très bien passé et actuellement la procédure officielle est en cours", indique-t-il à RTL

Pour Yann Fichet, la ministre de l'Écologie fait donc preuve de partialité en pointant volontairement du doigt une entreprise étrangère. "Monsanto est désigné comme un bouc émissaire. c'est très facile de désigner une entreprise d'origine américaine (...) On nous désigne à la vindicte populaire en quelque sorte en disant que nous faisons des choses impossibles (...) Pourquoi stigmatiser une entreprise et un produit de cette manière ?" s’interroge-t-il avant d'expliquer que l'information transmise aux citoyens est parfois alarmiste

Je pense qu'on créer de l'anxiété dans ce pays, on explique un certain nombre de choses aux gens, on leur fait peur...

Yann Fichet
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Très relié aux polémiques relatives à l'utilisation des OGM, Monsanto a une réputation que Yann Fichet entend défendre, malgré les rumeurs qui peuvent être colportées. "Je pense qu'on créer de l'anxiété dans ce pays, on explique un certain nombre de choses aux gens, on leur fait peur, c'est comme ça. Nous n'avons pas l'intention de proposer de semences OGM aux agriculteurs français dans les années à venir. Nous n'avons pas l'intention de le faire que ce soit en France ou en Europe", a-t-il fermement expliqué. 

Ce mardi, Greenpeace, qui par nature ne tombe pas souvent d'accord avec les entreprises comme Monsanto, reconnaissait également que l'interdiction prochaine voulue par Ségolène Royal était avant tout une manœuvre de communication. 

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