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Infarctus : quels sont les signes chez l'homme ?

ÉCLAIRAGE - En France, l'infarctus du myocarde chez l'homme est la deuxième cause de mortalité après le cancer.

Un patient arrive aux urgences après avoir été victime d'un infarctus, à Lyon.
Un patient arrive aux urgences après avoir été victime d'un infarctus, à Lyon. Crédit : ERIC FEFERBERG / AFP
Ana Boyrie

En Europe et dans le monde, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité prématurée. En France, l'infarctus du myocarde est la deuxième cause de mortalité pour les hommes, après le cancer. Selon le site de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), on compte environ en France 120.000 infarctus du myocarde par an. Parmi ces victimes, 10% décèdent dans l'heure qui suit, soit 18.000 décès.

Cette maladie cardiovasculaire se définit comme "la nécrose d'une partie du muscle cardiaque, lorsque cette zone n'est plus irriguée par la branche des artères coronaires, lui apportant normalement l'oxygène véhiculé par le sang", informe l'Inserm. Cette artère coronaire peut être bouchée par un caillot, rétrécie par des plaques d'athérome ou encore fermée par un spasme. Le cœur n'est alors plus alimenté en sang et donc en oxygène. 

L'oppression thoracique, symptôme majeur de l'infarctus

Il est souvent difficile de déterminer avec certitude les différents signes pouvant alerter un malaise cardiaque. La plupart du temps, une douleur intense au niveau du thorax se manifeste. Cette dernière irradie généralement le reste du corps, comme le bras gauche ou la mâchoire, et ce pendant au moins vingt minutes.  

Cette douleur poitrinaire laisse place à des sensations d'oppression, de serrement ou d'écrasement. Elle peut d'ailleurs être accompagnée d'une grande fatigue, de sueurs, de palpitations, voire provoquer un malaise

Bien connaître les facteurs à risque

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Le tabagisme est bien évidemment l'un des facteurs majeurs d'infarctus. Selon l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), le tabagisme régulier chez les hommes ne cesse d'augmenter. En 2014, 34,2% des hommes âgés de 45 à 54 ans fumaient, tandis que 22,5%, de ceux qui sont âgés de 55 à 64 ans, étaient consommateurs.

Comme l'explique la Fédération française de cardiologie (FFC), l'hypercholestérolémie, le diabète, l'obésité, l'hypertension, le stress ou encore la sédentarité contribuent également au risque d'infarctus. L'hérédité est un élément à prendre en considération, surtout lorsqu'il s'agit d'antécédents cardiovasculaires. Il faut donc être vigilant à propos des histoires familiales d'infarctus ou d'accidents vasculaires.

Zéro cigarette, 5 fruits et légumes et 30 minutes de sport par jour

Il est parfois difficile d'être rigoureux lorsqu'il s'agit de l'hygiène de vie. Mais la Fédération française de cardiologie insiste bien sur trois points qui garantissent une longue vie au cœur. L'association prône l'abandon du tabac, recommande une alimentation équilibrée et saine ainsi qu'une pratique sportive quotidienne.

Le sport permet à la fois de limiter la prise de poids mais aussi de gérer son stress. La consommation d'alcool peut également nuire à la santé du cœur et doit être modérée. Le site de l'Assurance Maladie conseille de ne pas dépasser l'équivalent de trois verres de vin par jour

En cas d'infarctus : 1 vie = 3 gestes

C'est ainsi que la Fédération française de cardiologie résume les gestes à adopter en cas d'infarctus. L'association a réalisé en 2009 une vidéo sur laquelle il est expliqué les différents réflexes à avoir, si jamais l'on est témoin d'un arrêt cardiaque. Le premier geste est d'appeler le 15 (SAMU) pour prévenir les secours. 

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Il est ensuite impératif de procéder à un massage cardiaque, soit 100 compressions par minute. Enfin, se renseigner pour savoir si un défibrillateur est à proximité. L'association rappelle que, depuis 2007, toute personne a le droit d'utiliser un défibrillateur automatisé externe. Sur son rapport publié sur le site officiel de cette vaste campagne d'information et de sensibilisation, la Fédération française de cardiologie encourage à agir : "Osez ! Le pire est de ne rien faire".

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