2 min de lecture Rouen

Incendie à Rouen : des pompiers qui sont intervenus présenteraient des analyses anormales

Selon "Le Monde", les bilans sanguins d'une dizaine de pompiers qui ont aidé à éteindre l'incendie de l'usine Lubrizol ne sont pas bons.

Des pompiers présents sur le site de Lubrizol pour éteindre l'incendie qui a ravagé une partie de l'usine.
Des pompiers présents sur le site de Lubrizol pour éteindre l'incendie qui a ravagé une partie de l'usine. Crédit : LOU BENOIST / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Les pompiers qui ont aidé à éteindre l'incendie de l'usine de Lubrizol viennent de recevoir leurs premières analyses post-intervention. Et ils ne sont pas bons pour au moins une dizaine d'entre eux selon les informations du Monde, qui parle de "bilans hépatiques perturbés". De son côté, France Bleu Normandie évoque "au moins cinq pompiers" concernés.

Dans le détail, les résultats d'analyse montrent des anomalies au niveau du foie, "avec des niveaux de transaminases (enzymes présentes à l’intérieur des cellules, ndlr) trois fois supérieurs à la normale ainsi que des perturbations au niveau de la fonction rénale".

Le porte-parole du Service départemental d’incendie et de secours de Seine-Maritime (SDIS 76), dont sont issus la plupart des pompiers concernés, explique que ces résultats sont considérés "comme T zéro", car les analyses ont été réalisées avant le 21e jour après l'incendie. "Il faudra attendre le deuxième prélèvement à J+31 pour pouvoir les interpréter et confirmer s’ils sont liés ou non à l’événement", poursuit Chris Chislard.

Des risques d'hépatites et de cancers à long terme

Interrogé par nos confrères, le toxicochimiste André Picot est plus alarmiste : "Ces résultats ne sont pas bons. Le foie, comme les reins, c'est notre centre antipoison. Si les transaminases sont élevées, c’est que le foie a subi une agression", affirme le Fondateur de l’unité de prévention du risque chimique du CNRS, qui évoque des risques d'hépatites ou de cancers à long terme. 

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Dans les rangs des soldats du feu, l'inquiétude est à son maximum, "Vu les quantités qui ont brûlé et que l’on a respirées", rappelle Mathieu Gibassier, le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT) du SDIS 76. Il indique également que durant leur intervention sur le site de Lubrizol, "tous les pompiers n'ont pas reçu à temps les masques papiers une fois que le feu était éteint sur site, en fin d'après-midi le jour du sinistre".

Les pompiers réfléchissent à porter plainte

Selon Le Monde, de nouvelles analyses doivent être réalisées un mois et trois mois après les premiers prélèvements. Les pompiers ayant reçu de mauvais résultats devront eux être contrôlés tous les quinze jours pendant six mois. Ces derniers pensent d'ailleurs à déposer plainte contre X pour mise en danger d’autrui. 

De son côté, le maire de Rouen a annoncé mardi 8 octobre son intention de porter plainte, "sans doute contre X au nom de la commune de Rouen et de la métropole Rouen Normandie". Au moins 130 riverains excédés et inquiets ont également saisi la justice

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