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Immigration : Jacques Toubon dénonce l'enfermement des enfants en centres de rétention

Le Défenseur des droits remet ce mardi 20 novembre, Journée internationale des droits de l'enfant, son rapport annuel à Emmanuel Macron. Il dénonce l'enfermement des mineurs dans les centres de rétention en France.

Le Centre de rétention administrative de Vincennes (illustration).
Le Centre de rétention administrative de Vincennes (illustration).
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
6 minutes pour trancher du 20 novembre 2018
08:14
6 minutes pour trancher du 20 novembre 2018
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Capucine Trollion
Capucine Trollion

Jacques Toubon, Défenseur des droits et des enfants, demande aux pouvoirs publics de mieux garantir les droits des mineurs. Il remet ce mardi 20 novembre 2018, Journée internationale des droits de l'enfant, son rapport annuel à Emmanuel Macron, réalisé avec son adjointe Geneviève Avenard, Défenseure des enfants.

Investir dans la petite enfance, c'est le propos principal du rapport. "Ce rapport présente l'originalité de s'intéresser aux touts-petits, c'est-à-dire de la naissance à 6 ans. C'est rarement fait, parce que la plupart des gens pensent que les droits des touts-petits n'existent pas, et en particulier parce qu'ils ne peuvent pas parler. C'est faux. J’essaye de dire comment il faut, avec une éducation bienveillante, une prise en charge plus continue, sans failles, mener une stratégie globale d'ensemble en faveur de ces touts-petits et de l'enfance en générale", démarre Jacques Toubon. 

L'autre partie du rapport de Jacques Toubon concerne la fin de l'enfermement de familles avec enfants dans les centres de rétention administrative (CRA). Selon des statistiques réalisées en 2017, "il y a plus de 300 enfants qui ont été placés en 2017, c'est 10 fois plus qu'il y a 2 ou 3 ans. On s'est lancés à partir d'une loi de 2016 qui permet de mettre en centre de rétention administrative des enfants avec des familles. C'est inadmissible", poursuit Jacques Toubon. 

Un mineur n'est pas un étranger, c'est d'abord un enfant

Jacques Toubon

"Un enfant (0-18 ans), un mineur, n'est pas un étranger, c'est d'abord un enfant", rappelle Jacques Toubon. Ce qui veut dire que la situation irrégulière de la famille ne prédomine pas. "Un enfant n'a pas besoin de titre de séjour, il n'est jamais lui-même en situation irrégulière", conclut Jacques Toubon. Il propose ainsi de "contrôler les familles de manière totalement différente". 

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