1 min de lecture Société

"Il est temps d'ubériser l'ubérisation", lance Guillemette Faure

REPLAY / BILLET - "Se faire ubériser" : voilà une expression que la journaliste ne supporte vraiment plus.

Micro RTL générique On n'est pas forcément d'accord Yves Calvi & Les Signatures RTL iTunes RSS
>
"Il est temps d'ubériser l'ubérisation", lance Guillemette Faure Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
Générique 1
Guillemette Faure et Loïc Farge

"Macron va-t-il uberiser la politique ?", se demande Le Figaro, tandis que Les Échos s’intéressent à "l’ubérisation des avocats". "La médecine française va se faire ubériser à l’horizon 2025", a-t-on pu lire encore sur un autre site. "Évidemment on sent que ça n’annonce rien de bon. Personne n’a jamais souhaité à personne de se faire uberiser pour la nouvelle année", commente Guillemette Faure. Elle précise que le terme "ubérisation" désigne la réorganisation d’un secteur sous la pression de plateformes qui mettent des utilisateurs en contact entre eux. "Le problème de cette expression c’est qu’elle met tous les services en ligne dans le même panier", déplore-t-elle. Parce que si on y regarde de plus près, ces opérateurs ont "des fonctionnements différents".

"Contrairement à Uber, le site des locations chez l’habitant AirBnB ne fait travailler personne, au moins directement. Théoriquement le site BlaBlaCar ne doit juste servir qu’à amortir à plusieurs les frais d’un voyage", poursuit Guillemette Faure. "Mais airnbisation serait un peu difficile à prononcer, et parler de blablacarisation ne ferait pas très sérieux", constate-t-elle. "Alors on a choisi uberisation, même si les taxis sont pour l’instant les seuls à s’être faits uberisés par Uber, autrement dit manger tout cru".

"À systématiquement invoquer l’ubérisation, on prend en référence une énorme entreprise américaine en situation de quasi-monopole et qui, sous couvert de démocratisation et de privilégier le consommateur,  dicte leurs conditions de travail à des précaires sans contrat", décrypte la journaliste. "Pourquoi ne pourrait-on pas trouver des modèles d’innovation qui profiteraient à tous, et pas seulement à des fonds d’investissement actionnaires ? C’est là qu’il est temps d’ubériser l’ubérisation". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Société Uber Polémique
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants