1 min de lecture Égalité hommes-femmes

"Ici zone sans relou" : femmes et hommes manifestent contre le harcèlement de rue à Paris

Une trentaine de militantes ont organisé vendredi soir près de la Place de la Bastille à Paris une action de sensibilisation au harcèlement de rue.

Des membres du collectif #stopharcelementderue ont manifesté à Paris ce 25 avril 2014.
Des membres du collectif #stopharcelementderue ont manifesté à Paris ce 25 avril 2014.
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Des membres du collectif #stopharcelementderue ont manifesté à Paris, vers la place de la Bastille, ce 25 avril 2014 pour dénoncer le harcèlement qui sévit chaque jour dans les rues de la capitale. Hommes et femmes ont distribué quelques tracts expliquant comment réagir si l'on est harcelé et comment intervenir si l'on est témoin. Les passantes étaient invitées à inscrire sur des ardoises de courts témoignages.

"Champs Elysées, 3 heures du mat, 4 mecs en voiture nous sifflent, ils font marche arrière et nous insultent. Août 2013, Christelle", a écrit une femme ingénieur de 32 ans, qui subit "assez régulièrement" ce genre de désagrément. "Même en venant, je me suis fait siffler et traiter de chienne parce que je ne répondais pas", lance Claire Larrieux, 25 ans, archiviste.

"T'énerve pas, il voulait juste la draguer"

L'agression d'une jeune femme mercredi soir dans le métro de Lille, sans que les autres usagers n'interviennent, est dans tous les esprits. "J'ai assisté un jour à l'agression d'une fille dans le métro, j'ai été la seule à réagir", se souvient Anne-Marie Risvegliato, 28 ans, vétérinaire. "Mon voisin m'a dit 't'énerve pas, il voulait juste la draguer' ".

Le 8 mars, le collectif avait déjà mené une action en posant des affiches disant: "Je ne suis pas ta jolie", "ma mini-jupe ne veut pas dire oui" ou "me siffler n'est pas un compliment". Son ambition est de créer des "zones sans relou" -- sans hommes ayant ces comportements "lourds" -- grâce à des partenariats avec des bars, des festivals, des réseaux de transports, voire des municipalités. "Des mesures concrètes peuvent permettre de réduire le phénomène, avec une pédagogie qui permette à terme un changement des mentalités", explique l'une des co-fondatrices du collectif, Héloïse Buché, doctorante de 31 ans.

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