1 min de lecture Aqmi

Huit ans de prison requis contre Gilles Le Guen

Ce dernier est poursuivi pour avoir rejoint les rangs d'AQMI au Mali en 2012 et 2013.

Gilles Le Guen lors d'un message d'AQMI mettant en garde la France
Gilles Le Guen lors d'un message d'AQMI mettant en garde la France Crédit : HO / SAHARA MEDIA / AFP
Micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Une peine de huit ans de prison a été requise mardi à l'encontre de Gilles Le Guen, un Français de 60 ans poursuivi pour avoir rejoint les rangs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali en 2012 et 2013. Ce dernier est poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

La magistrate a invité le tribunal à ne pas s'arrêter à l'image "quasi-romantique" que cherche à renvoyer le prévenu, à ne pas se laisser "séduire par le seul costume que Gilles Le Guen s'est constitué a posteriori". La magistrate du parquet s'est attachée à démontrer qu'il a "en toute connaissance de cause intégré une organisation terroriste" et "pris les armes contre l'armée française" engagée dans l'opération Serval contre les islamistes. 

Je n'embrasse pas leur façon de voir l'islam et leur façon de combattre

Gilles Le Guen
Partager la citation

Interrogé sur sa présence dans un pick-up chargé d'explosifs, le prévenu a reconnu qu'il y avait "une ambiguïté", mais pour autant que sa présence n'était pas le signe d'une "participation active", a-t-il soutenu. "Comme l'indique le rapport de l'armée" française, a-t-il souligné, "je n'ai pas participé directement à cette attaque".

La personnalité de Gilles Le Guen est apparue difficile à cerner durant l'audience, ce dernier se qualifiant tantôt de pion, tantôt réfutant toute action malgré sa participation à des entraînements au maniement des armes. Le Français a affirmé avoir quitté Aqmi peu de temps après, expliquant qu'à son enthousiasme initial a succédé une réprobation des méthodes d'Aqmi. "Je n'embrasse pas leur façon de voir l'islam et leur façon de combattre", a-t-il expliqué.

À lire aussi
Abdelmalek Droukdal, en juillet 2010 terrorisme
Les infos de 18h - Mort d'Abdelmalek Droukdal : comment s'est déroulée l'opération ?

Pour l'avocat Alexandre Vermynck, Le Guen n'était ni "un pion" d'Aqmi, ni "haut-placé", mais "quelqu'un d'extérieur". "Sa capacité à donner son avis sur tout, c'est très loin de ce que recherche un groupe terroriste", a-t-il poursuivi, soulignant que son client "condamne aujourd'hui très clairement les actes d'Aqmi" et "tout ce qu'Aqmi représente". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Aqmi Terrorisme Procès
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants