2 min de lecture Paris

Heurts près d'une synagogue : les préfets doivent "redoubler de vigilance"

Les préfets ont été invités ce lundi à "redoubler de vigilance" après des "débordements intolérables" près d'une synagogue parisienne à la fin d'une manifestation pro-palestinienne.

Des manifestants pro-palestiniens à Paris le 13 juillet 2014.
Des manifestants pro-palestiniens à Paris le 13 juillet 2014. Crédit : AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
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Au lendemain de "débordements intolérables" à Paris près d'une synagogue à l'issue d'un cortège pro-palestinien, le ministre de l'Intérieur a rencontré les organisations juives de France et annoncé des mesures, ce lundi 14 juillet.

"Des instructions ont déjà été données aux préfets leur demandant de redoubler de vigilance. Chaque fois que des risques avérés de troubles à l'ordre public ou d'affrontements seront signalés (...) je leur ai demandé d'interdire ces manifestations", a déclaré Bernard Cazeneuve.

Intervention des CRS

Dimanche en fin d'après-midi, après une marche pro-palestinienne, certains manifestants se sont rendus à proximité de deux synagogues parisiennes. Des CRS ont dû intervenir pour les repousser et mettre fin à un début de heurts avec des membres de la communauté juive devant la synagogue de la Roquette. Deux membres de la communauté juive ont été légèrement blessés, ainsi que six membres des forces de l'ordre selon la police.

"Ces débordements intolérables" sont le fait d'une "poignée d'individus" selon le ministre de l'Intérieur. "Il n'en est pas moins insupportable que des échauffourées aient lieu aux abords de lieux de culte, ni qu'elles visent des Français en raison de leur confession".

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Pour la maire de Paris Anne Hidalgo, présente elle aussi à cette réunion, ces événements ne sont "pas anodins" et "pas tolérables dans notre pays, dans notre ville".

Nous avons franchi un nouveau cap hier avec ces violences.

Joël Mergui
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Le président du Consistoire central de France Joël Mergui a estimé : "Nous avons franchi un nouveau cap hier avec ces violences". "Où vit-on quand on est obligé de maintenir 200 personnes dans une synagogue par crainte de représailles ?", a-t-il ajouté, évoquant une "instrumentalisation du conflit" israélo-palestinien.

"Inacceptable" pour la Licra et l'UMF

Pour la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), ces incidents sont "insupportables" et "inacceptables". "Chacun est libre dans notre pays d'avoir la lecture qu'il souhaite des événements qui endeuillent le Proche-Orient. Mais nul n'a le droit de hurler des slogans racistes et antisémites, de mener des expéditions punitives et d'attiser la haine".

Dans un communiqué, l'Union des mosquées de France (UMF) réaffirme que "rien ne saurait justifier une action qui porterait atteinte à nos concitoyens juifs, à leurs institutions ou à leurs lieux de culte". "Une telle action, fermement condamnable et moralement injuste et inacceptable, nuirait également aux intérêts du peuple palestinien et au soutien qu'il pourrait avoir dans l'opinion publique française", ajoute-t-elle.

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