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Gironde : à la découverte des derniers gardiens de phare, à Cordouan

Le phare de Cordouan, le plus vieux de France, est également le dernier où des gardiens de phare sont en activité.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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Gironde : à la découverte des derniers gardiens de phare, à Cordouan Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Isabelle Choquet
Isabelle Choquet édité par Quentin Marchal

Il y a les marins, il y a les terriens et il y a ceux qui sont entre les deux. Au phare de Cordouan, à quelques encablures de Royan, dans l’estuaire de la Gironde, se trouvent les derniers gardiens de phare en activité en France. Le plus vieux phare de l'Hexagone, bâti entre 1584 et 1611, est un trait de pierre entre ciel et mer, difficile d'accès.

Comme le rapporte le Figaro Magazineil faut le vouloir pour arriver jusqu'au phare de Corduan. En hiver, c’est une vraie course contre la montre puisqu'il faut jongler avec les marées, toujours un peu traîtres. Si la houle s’en mêle, il est possible de finir à l’eau. En bateau, il faut rester vigilant face aux bancs de sable aux contours changeants, qui élèvent le risque d'échouage.

Avec ses 67 mètres de haut et ses trois éclairs, blanc, rouge et vert, le phare de Cordouan a été automatisé au début des années 2000 mais est le seul à avoir conservé ses gardiens. Au nombre de six, ils se relaient par deux toutes les semaines ou tous les quinze jours. Les binômes changent en permanence, et on ne choisit pas son colocataire.

"Il faut pouvoir s’entendre", souligne Mathieu,  parce que "quand les visiteurs  sont partis, on se retrouve à nu. Personne ne peut tricher". Charpentier de métier, il a choisi de travailler là pendant la mauvaise saison. Benoit, son binôme, est quant à lui titulaire à l’année et sculpteur à ses heures perdues.

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Autrefois, les gardiens classaient les phares en trois catégories : les "paradis" sur les côtes, les "purgatoires" sur des îles et les "enfers", en pleine mer. Les anciens gardiens passaient leurs quarts sous la lanterne et dormaient dans des petites cellules glaciales, assignés à résidence pendant trois mois.

Aujourd'hui, les temps ont changé.  "Je peux même dire que je suis un privilégié", dit Benoit. "Derrière nos murailles, on se sent plus libres qu’enfermés, on fait les choses quand on en a envie et à notre rythme" affirme-t-il.  

Travailler ici, c'est un vrai choix de vie. "On ne vient pas par hasard", estime Benoit qui explique les difficultés de sa profession : "parfois, tout tombe en panne : les groupes électrogènes, les systèmes de pompage, la chaudière, l’électronique. Il faut être prêt à se comporter comme à bord d’un navire. La vie dans un phare en mer est celle d’un bateau de pierre". 

Garder le phare de Cordouan, c’est aussi veiller sur un joyau. La tour ressemble plus à un palais qu’à un phare et rêve d’une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Depuis 2005, le phare de Cordouan est donc en travaux et certains rêvent d’y trouver la sépulture de Louis de Foix. Selon la légende, l’architecte aurait été inhumé ici en secret, comme un éternel gardien.

Article à lire en détail dans le Figaro Magazine.

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