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Fin de la trêve hivernale : retour de l'angoisse pour des milliers de familles

Dès ce dimanche 1er avril, les locataires défavorisés qui peinent à payer leur loyer sont de nouveau expulsables. Une mère de famille raconte son inquiétude au micro de RTL.

Une manifestation pour l'arrêt des expulsions a l'approche de la trêve hivernale à Paris le 26 octobre 2016.
Une manifestation pour l'arrêt des expulsions a l'approche de la trêve hivernale à Paris le 26 octobre 2016.
Crédit : Sevgi/SIPA
Trêve hivernale près de 5.900 personnes risquent l'expulsion
01:38
La rédaction de RTL & La rédaction numérique de RTL

"J’ai peur", explique Sana, avant de raconter le jour où sa fille a oublié ses clés et frappé fort à leur porte. "Ça y est, c’est la police, c’est le commissariat, c’est le préfet", a-t-elle immédiatement pensé. "Ils vont venir chez moi, je suis perdue".

Les yeux cernés, les traits tirés, depuis quelques jours Sana passe ses nuits à faire les cent pas et ses journées avec la boule au ventre. Sa famille fait partie de celles qui retrouvent l'angoisse en ce 1er avril, avec la fin de la trêve hivernale et les risques d'expulsion pour les plus défavorisés. Près de 5.900 personnes seraient concernées selon l'association Droit au logement. 

Avec 5.000 euros de dettes, un mari au chômage et une diminution des allocations, Sana a du mal à payer son loyer. La semaine dernière, elle a reçu un recommandé pour quitter son petit appartement de 24 m2, qu'elle loue 800 euros avec sa famille. Elle raconte que la mairie lui assure être impuissante : "Si je suis expulsée d’ici-là, je fais quoi ? Ils me disent d’appeler le 115. Je travaille avec la ville de Paris, vous trouvez que c’est logique ? Je n’ai pas le droit à un toit comme les autres ?"

"On sera avec elle quoi qu'il arrive"

Le seul espoir et soutien de Sana, c’est l’association Droit au logement : "On sera avec elle quoi qu’il arrive. Elle est sous la menace d’une expulsion imminente et si jamais elle est expulsée, à ce moment-là on la défendra jusqu’à ce qu’elle soit relogée", assure Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole. Sana a quand même fait une demande de logement social. Le dossier est toujours sur les bureaux de la mairie de Paris. Un dossier qui a l’âge de sa fille : 18 ans. 

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