2 min de lecture Terrorisme

Fausse alerte attentat à Paris : combien cela a-t-il coûté à l'État ?

Le canular malveillant perpétré le 17 septembre à Paris par deux adolescents, amateurs de swatting, a déclenché l'intervention de nombreux moyens policiers.

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Fausse alerte à Paris : combien l'opération policière a-t-elle coûté à l'État ? Crédit Image : Revelli-Beaumont/SIPA | Crédit Média : Cindy Hubert / RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Cindy Hubert et La rédaction numérique de RTL

Quel est le coût de cette très mauvaise plaisanterie ? En faisant croire à la police, par le biais d'une usurpation de numéro de téléphone via Internet, qu'une prise d'otages avait lieu à l'église parisienne de Saint-Leu, les deux jeunes auteurs présumés, dont l'un a été interpellé lundi 19 septembre, ont engendré l'intervention d'un très lourd dispositif policier. Bien décidé à se faire rembourser les frais engagés dans cette opération, l'État a décidé de se constituer partie civile dans le dossier.

Pour connaître le coût de cet acte malveillant, il faut pour cela déjà compter l'hélicoptère qui a survolé le quartier. Rien que cette heure de vol représente 4.000 euros. Puis il faut ajouter à cela tous les hommes envoyés sur le terrain : les équipes de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), les CRS, la BAC, les gendarmes et les compagnies de sécurisation du quartier. En tout, près de 150 personnes ont été mobilisées. Il ne faut pas non plus oublier les frais d'enquête, car il a tout de même fallu engager un certain nombre de moyens pour retrouver le suspect de 16 ans.

Selon nos informations, le montant du préjudice frise déjà les dizaines de milliers d'euros. Du côté du ministère de l'Intérieur, le même calcul est en train d'être établi. Une chose est sure : il n'est pas question que des contribuables paient le moindre centime, explique-t-on place Beauvau.

Les parents vont devoir payer

Outre le dédommagement, les auteurs de la fausse alerte risquent de devoir régler jusqu'à 30.000 euros d'amende (et accomplir deux ans de prison). Comme les suspects sont mineurs, ce sont leurs responsables légaux, leurs parents, qui devront payer s'il y a un procès un jour. Et le montant des dommages et intérêts ne tient pas compte de leurs revenus. Quoi qu'il arrive, il faudra qu'ils paient l'intégralité du préjudice, quitte à échelonner cette dette sur plusieurs années.

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Par le passé, des personnes ont déjà été condamnées à payer les secours. Le ministère évoque par exemple le cas de skieurs ayant fait du hors piste. Plus récemment, un homme a fait croire qu'une bombe allait exploser dans une centrale nucléaire près de Dunkerque et EDF a calculé qu'elle avait perdu autour de 200.000 euros. Une facture colossale que l'auteur de la blague va bien devoir régler.

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