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Fashion Revolution : le classement des mauvais élèves de la mode

Le mouvement Fashion Revolution dévoile son classement des marques et enseignes de mode les plus transparentes, à l'occasion de la commémoration de l'effondrement du Rana Plaza.

"Qui a fait mes vêtements", une pancarte exposée au musée Victoria & Albert, à Londres, le 18 avril 2018
"Qui a fait mes vêtements", une pancarte exposée au musée Victoria & Albert, à Londres, le 18 avril 2018
Crédit : Nils Jorgensen/Shutters/SIPA
Arièle Bonte
Arièle Bonte

"Qui a fabriqué mes vêtements ?" Cette question, c'est celle que pose le mouvement Fashion Revolution depuis l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, il y a tout juste cinq ans. Parce que derrière le nom d'une marque, il y a des hommes et des femmes qui travaillent dans des usines ou des ateliers, qui utilisent leurs mains, des machines ou des produits chimiques pour confectionner les chemises, jeans, robes ou t-shirts que l'on porte chaque jour de l'année. 

Pour y voir un peu plus clair et permettre aux consommateurs et consommatrices de savoir qui se cache derrière leurs prochains achats, le mouvement Fashion Revolution vient de dévoiler son rapport 2018, à l'occasion de la commémoration de l'effondrement de l'immeuble qui a tué plus d'un milliers de personnes travaillant dans l'industrie du textile.

Dans ce rapport, Fashion Revolution a classé les 150 plus grandes marques de mode selon leur niveau de transparence concernant leurs politiques, pratiques et impact aussi bien sociaux que environnementaux. 

Des élèves de moins en moins médiocres

Premier constat, les marques qui se débrouillent le mieux et qui mettent en place de nouvelles pratiques pour plus de transparence et un meilleur respect des droits du travail comme de l'environnement ne sont pas toujours celles auxquelles on penserait instinctivement. 

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Selon Fashion Revolution, les deux meilleures enseignes du classement sont Adidas et Reebok, suivies de Puma, H&M, Esprit, Banana Republic, Gap, Old Navy, C&A et enfin Marks & Spencer.

Toutes ces marques sont loin d'être parfaites selon Fashion Revolution, puisque les deux premières n'ont décroché que 144,5 points sur les 250 maximum. Mais des efforts sont à noter. Exemple avec ASOS, dont le score de cette année augmente de 18% par rapport à l'année dernière.

Les marques présentes dans le classement de cette année et de l'année dernière (98 au total) ont toutes vu leur score augmenter d'environ 5%, "suggérant que leur inclusion dans l'index de la transparence de la mode les a influencées", peut-on lire dans le rapport.

Quand le luxe fait barrage à la transparence

Les marques de luxe telles que Hugo Boss, Calvin Klein, YSL ou encore Gucci se situent en bas du classement. Là encore, Fashion Revolution indique que ces dernières ont une meilleure transparence concernant la fabrication de leurs vêtements par rapport à l'année dernière.

Fashion Revolution ne laisse cependant aucune chance aux enseignes dont la provenance des vêtements est opaque. Cette année , 12 marques se sont vu attribuer un zéro pointé. L'année dernière, elles étaient seulement trois. Parmi elles, on trouve Desigual, Longchamp, Max Mara, Sandro ou encore Dior, cette même marque qui a commercialisé un t-shirt sur lequel on pouvait lire "nous devrions tous êtres féministes". 

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