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Euthanasie : le Conseil d'État doit se prononcer sur le sort de Vincent Lambert

DÉCRYPTAGE - Le cas de la fin de vie de Vincent Lambert, un patient tétraplégique incurable, est examiné par le Conseil d'État vendredi 20 juin.

Le rapporteur public du Conseil d'État s'est prononcé ce vendredi contre le maintient en vie de Vincent Lambert (illustration).
Le rapporteur public du Conseil d'État s'est prononcé ce vendredi contre le maintient en vie de Vincent Lambert (illustration).
Crédit : AFP / BORIS HORVAT
Anne Le Henaff

Le douloureux cas de la fin de vie de Vincent Lambert est à nouveau devant le Conseil d'État, ce vendredi 20 juin. Âgé de 37 ans ce patient est tétraplégique et dans un état végétatif depuis plus de 5 ans après un accident de la route. 

L'hiver dernier, son épouse et les médecins du CHU de Reims ont voulu arrêter les soins. Mais ses parents, opposés à l'euthanasie passive, ont porté l'affaire en justice. Pour rendre sa décision, le Conseil d'État a demandé une expertise médicale. Trois experts ont examiné Vincent Lambert à neuf reprises. 

Ils sont formels à propos de son état végétatif. Le patient, qui respire seul et avale sa salive mais doit être nourri par une sonde, ne présente aucun signe de conscience. Ses mouvements ne sont par ailleurs que des réflexes.

Les experts restent prudents sur les refus de soins

Il n'y a aucune possibilité de communiquer avec lui, même par un code. Certes, il bouge la jambe vingt fois en une minute lorsque que les médecins lui disent "bougez la jambe". Mais il la bouge aussi dix-neuf fois lorsqu'on lui ordonne de ne pas la bouger. 

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Pis, son état s'est dégradé depuis les derniers examens complets effectués il y a trois ans. Plusieurs zones de son cerveau ont été détruites, et ces lésions semblent irréversibles. 

Mais les trois experts restent prudents à propos des refus de soins. Vincent Lambert avait refusé un nettoyage de la bouche. Cela avait conduit l'équipe soignante du CHU de Reims à penser qu'il ne voulait plus vivre, arrêtant ainsi de l'alimenter. Dans leur conclusion, les médecins estiment que ce n'est pas parce que quelqu'un ne montre plus de signes de conscience qu'il faut arrêter les traitements. 

À écouter

Le cas de Vincent Lambert devant le Conseil d'État
00:56
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