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Les secours sur place à Bully-les-Mines (Pas-de-Calais) ce mardi 7 avril 2026.
Crédit : RTL
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Il était 6h48 lorsque le TGV, avec 246 personnes à bord, a percuté un poids lourd immobilisé sur un passage à niveau situé entre Béthune et Lens, à Bully-les-Mines. Lancé à 160 km/h, le train n’a pas pu éviter la collision.
Le conducteur, un homme de 56 ans, est décédé. Une quinzaine de passagers ont été blessés, dont deux en urgence absolue. À bord, la violence du choc a marqué les esprits. "Le choc était très brutal, tout le monde a été secoué, les ordinateurs portables, les téléphones ont volé. Puis il y a un bruit vraiment très très important. Secoué dans tous les sens, il y a des personnes qui sont un peu tombées", raconte Aurélie, une passagère au micro de RTL.
"Ça a clignoté un peu et les lumières se sont éteintes", poursuit-elle, avant d’ajouter : "On se dit qu’on y a échappé belle (…) peut-être qu’il a freiné au maximum et nous a sauvé la vie."
Dans les heures qui ont suivi, les autorités ont rapidement écarté l’hypothèse d’un dysfonctionnement. Le patron de la SNCF, Jean Castex, affirme que le passage à niveau "fonctionnait normalement" et qu’il n’était pas classé parmi les sites à risque.
Même constat du côté du ministre des Transports, Philippe Tabarot. Le chauffeur du poids lourd, qui transportait une cargaison militaire de 75 tonnes, a été placé en garde à vue pour "homicide involontaire aggravé par la mise en danger délibérée d’une obligation de sécurité", selon le procureur.
Mais sur place, certains habitants remettent en cause cette version. Dans cette petite rue résidentielle, plusieurs riverains affirment avoir déjà constaté des anomalies.
Philippe, qui vit à une cinquantaine de mètres du passage à niveau depuis 40 ans, se souvient d’un épisode récent : "Encore la semaine passée, on avait des soucis. J’étais dans la maison, j’entendais claxonner les trains. Je me suis dit, comment ça se fait qu’ils klaxonnent comme ça sans arrêt ?"
Intrigué, il sort observer la scène : "Je voyais des trains qui passaient au pas. Il y avait trois agents SNCF qui étaient là, qui faisaient la régule."
Interrogé sur les barrières, il répond sans hésiter : "Non, non, elles étaient ouvertes. Donc est-ce que c’est les barrières qui dysfonctionnaient ? Va savoir si aujourd’hui ce n’est pas la même chose."
D’autres habitants évoquent également des précédents. Mickaël, qui habite à proximité de la voie ferrée, se rappelle : "Je crois de mémoire peut-être une voiture, mais c’est quelqu’un qui a forcé le passage."
Selon lui, l’infrastructure a été rénovée à plusieurs reprises ces dernières décennies : "Il a été plusieurs fois rénové déjà sur les 30 dernières années. C’est une question pour le rehausser, comme partout en fait."
En effet, la dernière rénovation remonte à moins de deux ans. À ce stade, les circonstances exactes de l’accident restent floues. Sur place, les équipes de la SNCF s’activent encore pour dégager les débris.
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