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En arrêt de travail, il est repéré en train de jouer au foot par son patron

L'employé censé souffrir d'une entorse cervicale depuis six mois a écopé de deux mois de prison avec sursis après cette découverte fâcheuse de son patron.

Un carton rouge sur un terrain de football (illustration).
Un carton rouge sur un terrain de football (illustration).
Crédit : MYCHELE DANIAU / AFP
Agata Madenska

Un employé breton qui était en arrêt maladie depuis six mois a eu la mauvaise surprise de voir son patron débarquer à son match de foot dominical. Ce dernier émettait des doutes quant à la réalité de l'entorse cervicale qui obligeait son employé à rester chez lui. L'employé qui a dû répondre de cette maladie imaginaire a écopé de deux mois de prison avec sursis.

C'est le 3 juin 2014 que cet employé a obtenu son premier arrêt de travail en simulant des problèmes de santé. Le subterfuge a tellement bien marché qu'il a continué jusqu'en décembre, comme le rapporte Ouest France. Et en décembre justement, le patron a décidé d'aller vérifier par lui-même que son employé souffrait bel et bien d'une entorse cervicale. On ignore comment il en a été informé mais l'employeur s'est rendu aux abords d'un terrain de foot où, à sa grande surprise, il a découvert l'employé supposé malade. Et celui-ci n'était pas bien sagement assis dans les tribunes mais sur le terrain et portant en prime le brassard de capitaine.

C'était sa sortie du dimanche pour prendre l'air

Toujours selon Ouest France, l'employé aurait précipitamment quitté le terrain en apercevant son patron sur la touche. Il a d'ailleurs voulu retourner au travail juste après cet incident. Coïncidence ? Le faux malade a affirmé devant le tribunal de Saint-Brieuc où il était jugé jeudi 17 septembre qu'il n'avait participé qu'à six matches pendant son arrêt de travail. Il a ajouté qu'il avait à chaque fois joué quelques minutes seulement. Pour lui, ces brefs matches dominicaux étaient justement l'occasion de sortir de chez lui où il était enfermé toute la semaine. Les feuilles de matches déchiffrées par les enquêteurs attestent que l'accusé a signé sa participation à six matches.

Mais ses explications n'ont visiblement pas suffi à faire croire à la théorie de la promenade dominicale. L'employé a été condamné à deux mois de prison avec sursis et devra rembourser 12.300 euros à son employeur. À l'annonce du verdict, l'accusé a affirmer "tomber des nues", s'étant préparé à des répercussions financières, mais pas du tout à de la prison.

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