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Éducation nationale : 9 inspecteurs sur 10 s'avouent stressés dans leur travail

INFO RTL - Le malaise du corps professoral est souvent évoqué mais celui des inspecteurs qui jaugent leur travail, beaucoup moins.

RTL Midi -  Christelle Rebière RTL Midi Christelle Rebière iTunes RSS
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Éducation nationale : 9 inspecteurs sur 10 s'avouent stressés dans leur travail Crédit Image : JEFF PACHOUD / AFP | Crédit Média : Anaïs Bouissou | Durée : | Date : La page de l'émission
Anais Bouissou
Anaïs Bouissou et Aymeric Parthonnaud

À l'occasion du congrès du IEN-UNSA, le principal syndicat des inspecteurs de l'Éducation nationale a dévoilé ce mercredi 11 mai une enquête sur le moral des inspecteurs. Si de nombreuses études évoquaient déjà le sentiment de malaise au travail des enseignants, on entend rarement parler de ceux qui les inspectent. Cette enquête montre que chez les inspecteurs non plus, ça ne va pas.

4 inspecteurs sur 10 estiment que les relations avec leurs supérieurs (inspecteurs d'académie/recteurs) se sont dégradées. 8 inspecteurs sur 10 pensent que leurs conditions de travail se sont dégradées, et ce, surtout depuis 4 ans et surtout en fin d'année scolaire. 1 inspecteur sur 4 déclare travailler plus de 60 heures par semaine (3% seulement travaillent moins de 40h). 9 inspecteurs sur 10 se sentent stressés et trouvent que c'est de pire en pire. Résultat : la conséquence sur le travail est un sentiment d'épuisement professionnel chez 2 inspecteurs sur 10 et bien souvent un sentiment de fatigue physique et psychologique.

Des semaines de 60 heures

Depuis 6 ans qu'il est inspecteur, Pierre, par exemple, n'a jamais été aussi mal. Fébrilement, il évoque l'une de ses dernières inspections qui a mal tourné. "J'ai ressenti une sorte de ressort qui s'est cassé intérieurement", explique-t-il, évoquant une insulte d'enseignant, la pression de trop. "J'ai pris des médicaments pour la première fois de ma vie pour dormir. J'ai trouvé ça lamentable dans le cadre de mon travail".

Cette pression pour les inspecteurs, elle est quotidienne. Des dizaines de mails tous les matins, du ministère, des enseignants, des parents. Toujours plus d'urgences à gérer, des semaines de plus de 60 heures, Monique ne l'a pas supporté. "Moi j'ai eu l'expérience de devoir m'arrêter. C'est le dernier recours. La dernière solution pour aller mieux physiquement". Et être poussé à bout, ça veut dire aussi pour Pascal, faire moins bien son travail. "Moi j'ai le sentiment de douter même de mes compétences, j'accepte parfois des choses un peu inacceptables et de renoncer parfois à un travail plus approfondi". Et comme Pascal, 6 inspecteurs sur 10 ont peu voire pas du tout le moral.

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