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Diesel : un rapport met en cause la Citroën C4 Cactus

Une étude européenne met en cause l'efficacité du système de dépollution de la Citroën C4 Cactus diesel.

La Citroën C4 Cactus exposée le 5 février 2014 au Bourget.
La Citroën C4 Cactus exposée le 5 février 2014 au Bourget.
Crédit : MEIGNEUX/SIPA
Geoffroy Lang & AFP

Après l'ouverture d'une information judiciaire pour des soupçons de trucage sur le moteur Diesel de Renault, c'est au tour du groupe PSA Citroën ce mardi 17 janvier. Une étude européenne met en cause l'efficacité du système de dépollution de la Citroën C4 Cactus diesel, affirme Le Parisien - Aujourd'hui en France ce mardi.

Cette étude a été réalisée par un laboratoire scientifique rattaché à la Commission européenne, le Joint Research Center (JRC). Le JRC a testé plusieurs voitures l'été dernier afin de mettre au point un dispositif capable de détecter la présence éventuelle d'un logiciel caché faussant les émissions polluantes des moteurs diesel, comme cela a été révélé en septembre 2015 dans le cadre du "dieselgate" impliquant le constructeur allemand Volkswagen.

Un rapport adressé à Yannick Jadot

Selon Le Parisien, ces tests ont révélé des anomalies sur le moteur de la Cactus diesel Blue HDI 100 produite par le constructeur français PSA. Le député européen écologiste Yannick Jadot, candidat à la présidentielle française sous la bannière Europe Ecologie-Les Verts, a été destinataire du rapport. Il explique au Parisien que ce test, qui porte également sur l'Audi A3, "montre qu'en situation réelle, quand il fait froid ou très chaud, ces moteurs polluent cinq à dix fois plus que prévu. Les systèmes de dépollution s'arrêtent".

Interrogé par Le Parisien, le groupe PSA assure qu'"il n'y a pas dans (ses) véhicules de logiciels permettant de modifier les résultats d'un test". Le "dieselgate" a éclaté en septembre 2015, lorsque Volkswagen a reconnu avoir équipé onze millions de ses véhicules diesel à travers le monde d'un logiciel destiné à tromper les contrôles anti-pollution.

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La justice française a ouvert deux informations judiciaires, l'une en février 2016 concernant Volkswagen et une autre le 12 janvier dernier visant le Français Renault. Selon la ministre de l'Écologie Ségolène Royal, des enquêtes sur des émissions polluantes trop élevées pourraient être ouvertes par la justice à l'encontre d'autres constructeurs automobiles que Renault.

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