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Des soupçons de discriminations sur des salariés noirs à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle : SOS Racisme saisit le défenseur des droits

Dans un communiqué publié ce vendredi 1er mai, l'association a annoncé avoir saisi le défenseur des droits "pour demander qu'une enquête soit ouverte", après la diffusion d'un article du "Canard Enchaîné" relatant des soupçons de discrimination au sein de l'entreprise de sécurité Watch Over. Le Groupe ADP a démenti "avec la plus grande fermeté".

Une photo prise le 21 juin 2012 à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, à Roissy-en-France, au nord de Paris, montre le nouveau hall d'embarquement du terminal 2E S4, le premier jour d'embarquement.

Crédit : BERTRAND GUAY / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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SOS Racisme a indiqué, ce vendredi 1er mai, avoir saisi le défenseur des droits, pour des soupçons de discriminations à l'égard de salariés noirs au sein de l'entreprise de sécurité Watch Over à l'aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle, ce que dément le groupe Aéroports de Paris (ADP).  

Dans un communiqué intitulé "des salariés noirs ont-ils été cachés pour un tournage de TF1 à l'aéroport de Roissy ?", l'association annonce avoir saisi le défenseur des droits "pour demander qu'une enquête soit ouverte". 

SOS Racisme relate que des membres du comité social et économique (CSE) de la société Watch Over (WO group, sous-traitant d'ADP) l'avaient alerté en septembre de "faits susceptibles de constituer une discrimination raciale particulièrement préoccupante: des salariés noirs auraient été volontairement écartés par cette entreprise à l'occasion d'un tournage à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle" en août. 

Le Groupe ADP a démenti "avec la plus grande fermeté"

Via des réaffectations de postes, ces employés auraient été "éloignés du champ des caméras en raison de leur couleur de peau durant le tournage", indique l'association dans son communiqué. Le Canard enchaîné avait détaillé mercredi ces accusations dans un article. L'hebdomadaire assurait en outre que sept agents avaient dû quitter l'entreprise, à la suite de pression dont "cinq licenciés pour des motifs bidons".  

SOS Racisme explique que de "nombreuses victimes témoignent de cette mise à l'écart et de mesures de représailles adoptées à leur encontre après qu'elles ont dénoncé les faits à leur hiérarchie".  

À la suite de l'article du Canard Enchaîné, le Groupe ADP a démenti "avec la plus grande fermeté avoir donné quelque instruction que ce soit visant à discriminer ou interdire à des personnels, quels qu'ils soient, de participer à une opération de presse en août dernier à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle". 

Dans un communiqué transmis à l'AFP, ADP assure que les seuls critères qu'il applique pour répondre à la presse sont "le volontariat et la corrélation entre le sujet du journaliste et l'expertise du ou des salariés".  ADP indique avoir demandé des informations à Watch Over et conclut que "leur restitution des faits dément toute initiative de discrimination de leur part lors de ce point presse". 

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