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Sébastien Lecornu et Mathilde Panot à l'Assemblée nationale le 17 février 2026
Crédit : AFP
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Lors de la séance de questions au gouvernement, ce mardi 7 avril, Sébastien Lecornu a vivement répondu à Mathilde Panot, cheffe du parti LFI à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre a accusé le mouvement de "participer à une banalisation du mal" et "à la banalisation de ce racisme", jugeant cette attitude "dangereuse pour cette cause".
Face à l’hémicycle, il a également reproché à la députée d’avoir laissé entendre que "le gouvernement de la République pouvait être raciste", ainsi que ses soutiens, dénonçant une forme d’ambiguïté politique.
Cette passe d’armes intervient alors que Mathilde Panot interrogeait l’exécutif sur sa réaction après des propos racistes visant Bally Bagayoko nouveau maire de Saint-Denis. Ces propos ont été tenus fin mars dans plusieurs émissions diffusées sur Cnews.
Sur la chaîne, une comparaison explicite aux animaux "d'une tribu" ainsi qu'à "la famille des grands singes" a été prononcée par le psychologue Jean Doridot en plateau. Dans la même lignée, des propos du philosophe Michel Onfray prêtant à Bally Bagayoko une attitude de "mâle dominant" pour avoir appelé à faire "allégeance" après son élection ont été tenus.
La députée insoumise a alors dénoncé des "condamnations à retardement" de la part du pouvoir, ainsi qu’un "soutien à reculons", visant notamment Emmanuel Macron, qui ne s'est pas prononcé sur l'affaire. Elle a aussi regretté l’absence de membres du gouvernement lors d’un rassemblement contre le racisme organisé samedi 4 avril à Saint-Denis.
En réponse, Sébastien Lecornu, a dénoncé une "autre ambiguïté", affirmant qu'"il ne peut pas y avoir de discrimination à la carte". Il a insisté sur le fait que toutes les formes de discrimination devaient être combattues avec la même fermeté.
"Ce qui est abject pour le racisme est abject pour l’antisémitisme, pour l’homophobie, pour l’ensemble des discriminations", a-t-il déclaré, alors que le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon est régulièrement accusé par ses opposants de complaisance face à l’antisémitisme.
Le Premier ministre a également indiqué avoir demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de se constituer partie civile dans cette affaire, qui a pris une tournure judiciaire. Une enquête a en effet été ouverte à Paris pour des injures à caractère raciste.
Samedi 4 avril, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Saint-Denis pour exprimer leur soutien à Bally Bagayoko et dénoncer les propos racistes dont il a été la cible.
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