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Dépakine et grossesse : Marisol Touraine demande une enquête

La prise de cet anti-épileptique par une femme enceinte peut causer de graves malformations chez le bébé.

La ministre de la Santé Marisol Touraine le 5 mai 2015.
La ministre de la Santé Marisol Touraine le 5 mai 2015. Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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et AFP

Le député Gérard Bapt, qui a dirigé la mission parlementaire sur le Mediator, par d'un nouveau "drame sanitaire". 

Jusqu'en 2005, l'anti-épileptique valproate - commercialisé sous le nom de Dépakine (et génériques) - a été prescrit à des femmes enceintes sans restrictions. Or les risques étaient peut-être déjà connus depuis longtemps. La ministre de la Santé Marisol Touraine se saisit du dossier et demande une enquête ce mardi 7 juillet. "J'ai saisi l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) sur ce médicament anti-épileptique, la Dépakine, qui a été administré à des femmes avec un risque pour leur santé, en particulier pour les femmes enceintes", a déclaré la ministre à la presse, confirmant une information du Figaro.

"L'Igas me remettra son rapport a la fin du mois de septembre", précise Marisol Touraine la ministre. "À partir de là nous verrons comment renforcer les mécanismes d'information ou réfléchir aux recommandations de prescription de ce médicament". "L'enjeu est de nous assurer que les informations qui existent à destination des professionnels comme des patients ont bien été utilisées et répondent bien au dernier état de la science, c'est-à-dire que l'information apportée aux médecins, aux patients correspond bien au dernier état des connaissances que nous avons sur l'impact sanitaire de ce médicament". Il s'agit aussi de savoir si les médecins disposent de toute l'information nécessaire pour éviter les risques à leurs patients. 

Recensement des enfants exposés

La prise de cet anti-épileptique par des femmes enceintes a été à l'origine d'au moins 370 malformations à la naissance en France, a estimé en juin le député PS Gérard Bapt, spécialiste des questions de santé. Selon cet élu de Haute-Garonne, ancien président de la mission parlementaire sur le scandale du Mediator, ce "drame sanitaire" "révèle les dysfonctionnements majeurs" des organismes européens de surveillance des médicaments. Les conditions de prescription des médicaments à base de valproate (Dépakine, génériques et dérivés), servant à traiter l'épilepsie, ont été récemment durcies par l'Agence du médicament (ANSM). Celle-ci a rappelé en mai dernier le "risque élevé de malformations congénitales" lié au valproate. Elle a également fait état de nouvelles données confirmant que les enfants exposés in utero présentent un risque accru de troubles neurodéveloppementaux (autisme et retard d'acquisition du langage et/ou de la marche dans 30 à 40% des cas).

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Le ministère demande en outre à l'ANSM et l’Assurance maladie de recenser les enfants exposés in utero au valproate et atteints de malformations, ou souffrant de troubles neuro-comportementaux, selon le Figaro

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