1 min de lecture Coronavirus

Déconfinement : une source de stress pour un Français sur deux

Selon une étude scientifique, le déconfinement est plus angoissant que le confinement pour de nombreux Français qui ont vu leur sommeil et moral impactés.

Yves Calvi RTL Matin Yves Calvi iTunes RSS
>
Déconfinement : une source de stress pour un Français sur deux Crédit Image : iStock / Getty Images Plus | Crédit Média : Gautier Delhon-Bugard | Durée : | Date : La page de l'émission
Gautier Delhon-Bugard édité par Esther Serrajordia

Demain, jeudi 28 mai sera dévoilée la phase 2 du déconfinement par Édouard Philippe. La réouverture des bars et des restaurants est attendue dans les zones vertes, mais aussi un assouplissement de la règle de 100 kilomètres. 

Si ce déconfinement est une délivrance pour certains, pour d'autres, c'est une angoisse. Une étude scientifique baptisée Covadapt relevée par le Parisien montre que le déconfinement est, pour beaucoup, plus difficile à vivre que le confinement. 27% des interrogés déclarent que leur sommeil est de mauvaise qualité depuis le 11 mai. 50% ressentent de la déprime, de l'angoisse, du stress ou des émotions négatives. Ils n'étaient que 40% lors du confinement. 

L'angoisse, cette habitante du Loir-et-Cher âgée de 53 ans la connaît. Elle vit seule dans sa maison près de Blois. À chaque fois qu'il faut aller faire des courses, le stress l'envahit à tel point que, depuis le 11 mai, elle n'est sortie que deux fois de chez elle. "Je suis allée voir ma docteur qui m'a expliqué que je faisais le syndrome de la cabane. C'est une peur de sortir, de rencontrer des gens qui peuvent être porteurs du virus, de l'attraper. Être chez soi, c'est rassurant", explique-t-elle. 

En confinement, je me sentais en sécurité

Une quinquagénaire stressée du déconfinement
Partager la citation

Cette ancienne employée d'Ehpad est presque nostalgique de la période du confinement. "En confinement, je me sentais en sécurité. En déconfinement, c'est l'inverse. Les gestes barrières, moi ce n'est pas un mètre mais trois. Si je vois qu'il y a trop de monde, je fais demi-tour. Je suis au chômage et je crois que si on me proposait un travail, je refuserais". 

À lire aussi
Un médecin prend la température d'une femme à Bombay en Inde, le 24 juin 2020 Inde
Coronavirus : l'Inde devient le troisième pays le plus infecté dans le monde

La quinquagénaire sera attentive demain aux annonces d'Édouard Philippe. "Je ne sais pas si ça va me rassurer", soupire-t-elle, "en tout cas je ne suis pas prête à retourner dans un restaurant ou un café". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Coronavirus Confinement Société
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants