2 min de lecture Détecteur de fumée

DAAF : l'appareil désormais obligatoire depuis dimanche 8 mars

Depuis le dimanche 8 mars, les détecteurs de fumée sont obligatoires dans les logements. Que vous soyez propriétaire ou locataire, voici quelques conseils pour leur installation.

Depuis mars 2015, le détecteur de fumée est obligatoire dans toutes les habitations
Depuis mars 2015, le détecteur de fumée est obligatoire dans toutes les habitations Crédit : Thinkstock/pablo_rodriguez1
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
et Benjamin Hue

Depuis dimanche 8 mars, les détecteurs de fumée sont désormais obligatoires. Résidence principale, secondaire ou simple location devront être équipées d'un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF). Le but ? Assurer une meilleure prévention contre les risques d'incendie et réduire le nombre de victimes causées par les incendies domestiques.

Quelles obligations pour le propriétaire et le locataire ?

Le propriétaire est responsable de l'achat et de l'installation du DAFF. Dans le cas où le locataire s'est déjà équipé, ce dernier est en droit de réclamer son remboursement au propriétaire. Un détecteur de fumée devra désormais être installé au moment de l'état des lieux. De son côté, le locataire doit respecter le bon fonctionnement du dispositif. Cela comprend le simple changement de pile comme le remplacement en cas de matériel défectueux. Les occupants d'une location meublée ou saisonnière d'un foyer, d'une résidence hôtelière ou d'un logement de fonction ne sont pas concernés. 

Dans quelle pièce installer le détecteur ?

La loi n'impose qu'un seul détecteur de fumée par logement. Il est recommandé d'en mettre un par tranche de 70 mètres carrés et d'en prévoir un à chaque niveau dans une maison. En revanche, il est recommandé de ne pas installer ces appareils dans la cuisine, la salle de bains ou près de la cheminée. Les fumées de cuisson et la vapeur pourraient déclencher de fausses alertes. Une installation à côté d'un climatiseur ou d'un système de ventilation, pourrait également le rendre inopérant.

Comment choisir son détecteur ?

À l'approche de la date butoir, de plus en plus de démarcheurs proposent des détecteurs de fumée. Mais attention aux arnaques. L'Autorité de la concurrence a reçu plus d'une centaine de plaintes depuis le début de l'année mettant en cause des vendeurs prétendument agréés par l'État. En plus du marquage CE, le détecteur de fumée doit respecter la norme européenne EN 14 604. La norme NF est encore plus exigeante. C'est un "plus" en termes de fiabilité et de sécurité. Les détecteurs premiers prix coûtent environ 10 euros. Il en existe aussi à plus de 100 euros, capables de détecter la fumée et le monoxyde de carbone.

Faut-il le déclarer à son assureur ?

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Que vous soyez propriétaire ou locataire, pensez à prévenir votre assureur que le logement est équipé. En cas d'incendie, si le logement n'est pas équipé, on peut vous compter jusqu'à 5.000 euros de franchise. Pour cela, il suffit de compléter l'attestation fournie directement par le fournisseur du DAAF. Il est aussi possible d'envoyer une attestation personnelle.

Alors que les incendies domestiques font entre 600 et 800 morts et plus de 10.000 blessés chaque année en France, seulement 20% des foyers sont équipés de détecteurs. Ce ratio ne devrait toutefois pas exploser. Malgré l'ultimatum du 8 mars, aucune sanction n'est prévue par la loi pour les contrevenants

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