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Crash d'un Airbus A320 de Germanwings : "On ne peut pas écarter la thèse de l'attentat" estime un spécialiste de la sûreté aérienne

Un Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings s'est écrasé mardi 24 mars dans les Alpes-de-Haute-Provence. Les causes de l'accident n'étaient pas connues en début d'après-midi.

Un avion Germanwings, le 9 décembre 2014, à Stockholm. (Illustration)
Un avion Germanwings, le 9 décembre 2014, à Stockholm. (Illustration)
Crédit : JOHAN NILSSON / TT NEWS AGENCY / AFP
Écoutez Christophe Naudin, spécialiste de la sûreté aérienne, et Philippe Peseux, commandant de bord sur un Airbus A330
05:42
Gregory Fortune
Gregory Fortune

Un avion de ligne Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings, filiale de Lufthansa, s'est écrasé ce mardi 24 mars dans les Alpes-de-Haute-Provence, à hauteur du massif des Trois-Évêchés. Il effectuait une liaison entre Barcelone, en Espagne, et Düsseldorf, en Allemagne.

Selon la Direction générale de l'aviation civile, l'appareil transportait 148 personnes dont six membres d'équipage. "Il n'y a aucun survivant", a affirmé Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports, précisant qu'un "appel de détresse (a été) enregistré à 10h47".

La thèse de l'attentat n'est pas à exclure

Selon Christophe Naudin, spécialiste de la sûreté aérienne interrogé par RTL, "on ne peut pas écarter l'attentat aujourd'hui, parce que ça fait partie des hypothèses qui peuvent être retenues". 

Philippe Peseux, commandant de bord sur un Airbus A330, le rejoint, tout en apportant "un petit bémol quand même : manifestement, on n'a pas parlé depuis le début, dans le message de détresse des pilotes, d'une quelconque intervention illicite. Puisque les pilotes ont pu passer un message de détresse, je pense que s'ils avaient été l'objet d'un détournement, ils auraient pu glisser des indices dans le message, ce qui n'a pas été le cas".

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Précision de Christophe Naudin : "Je ne pensais pas à une capture illicite de l'appareil mais à une explosion due à un engin explosif qui aurait été placé quelque part dans l'appareil".

Il n'y a pas eu désintégration de l'avion

Philippe Peseux, commandant de bord

Pour compléter son analyse, Philippe Peseux explique "que l'avion, en 9 minutes, est passé de 38.000 à 7.000 pieds, avec une vitesse à peu près constante". Ce qui lui fait penser "que l'avion est descendu lentement. Ce n'est pas une descente d'urgence. Ce qui veut dire que les pilotes avaient encore en main, pendant toute cette descente, un avion avec lequel ils étaient en train de se battre. Ça veut dire qu'il n'y a pas eu désintégration de l'avion".

Si bien qu'avec "le peu d'éléments qu'on a, je pencherais plutôt pour un problème mécanique, poursuit le commandant de bord (...) Il faut savoir que si on perd 50% d'un circuit de puissance, on commence à avoir à faire à un avion qu'il est difficile de contrôler. Ça peut être un problème de réacteur, de génération hydraulique, de génération électrique,... Là, on est avec une machine qu'on a du mal à contrôler. Maintenant, les pilotes sont entraînés pour ça".

On pourrait peut-être envisager qu'en fait l'équipage a percuté le relief

Philippe Peseux, commandant de bord

Finalement, selon Philippe Peseux, "on pourrait peut-être envisager qu'en fait l'équipage a percuté le relief alors qu'ils étaient en train de se dérouter vers un terrain de secours qu'ils n'ont pas pu rejoindre (...) À partir du moment où ils ont passé un message de détresse, ça veut dire qu'ils avaient l'intention de mettre un terme au vol".

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