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Alpes-Maritimes : un maire demande à H&M d'interdire le voile à ses vendeuses

L'édile Les Républicains d'une commune des Alpes-Maritimes voudrait que l'enseigne bannisse ce signe religieux pour son personnel.

Une boutique H&M (photo d'illustration)
Une boutique H&M (photo d'illustration) Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

Le maire Les Républicains de Mandelieu-La-Napoule (Alpes-Maritimes), Henri Leroy a écrit à l'enseigne de vêtements H&M de sa commune afin de lui demander d'interdire le port du voile par ses vendeuses, dans un courrier publié dans le journal municipal. Dans cette lettre datée du 24 avril 2017, l'élu évoque des plaintes répétées de la part des clients du magasin et de ses administrés qui sont, insiste-t-il auprès de H&M, "gênés par la tenue vestimentaire à caractère religieux de vos salariées".

"Je crois donc utile de vous rappeler que la commune est attachée à l'identité républicaine et à la neutralité religieuse", ajoute Henri Leroy, citant à l'appui un article du code du travail et une jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne autorisant, selon lui, l'employeur à interdire le foulard islamique. "Je vous demande d'agir pour qu'à Mandelieu-La-Napoule, le port de signes religieux soit proscrit", conclut le républicain. Henri Leroy, 72 ans, est maire de Mandelieu-La-Napoule depuis 1995 et conseiller départemental. 

Cependant, sur le plan juridique, le maire fait fausse route, a estimé l'Observatoire de la laïcité, dépendant de Matignon. "La neutralité s'impose aux services publics, pas aux entreprises privées. La mairie méconnaît la laïcité et s'immisce dans 1 affaire privée", analyse l'organisme sur Twitter. Candidate aux législatives dans les Alpes-Maritimes et engagée contre l'islamophobie, Feïza Ben Mohamed a dénoncé une "polémique honteuse" : "Vous créez vous-même le communautarisme que vous dénoncez", a-t-elle écrit sur Twitter.

Durant l'été 2016, des maires de la Côté d'Azur avaient pris plusieurs arrêtés afin d'interdire le port des "burkinis" sur la plage, après l'attentat jihadiste de Nice. Des textes qui avaient déclenché une forte polémique et qui avaient finalement été retoqués par le Conseil d'État.

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