2 min de lecture Crise en Grèce

Comment les Français vivent la crise grecque

REPLAY - Les Français sont prêts à aider la Grèce, mais pas sans un effort des Grecs. Reportage sur le marché de Brie-Comte-Robert, charmante bourgade médiévale de Seine-et-Marne.

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Comment les Français vivent la crise grecque Crédit Image : AFP / Aris Messinis | Crédit Média : Dominique Tenza | Durée : | Date : La page de l'émission
Générique 3
Dominique Tenza et Loïc Farge

Le sauvetage de la Grèce, un sujet de discussion plutôt austère. Pourtant, tout le monde a un avis sur la question. Les gens, à l'instar des Bricomtois et des Bricomtoises, ont bien compris les enjeux de cette crise. Avec un premier enseignement : les Français restent attachés à la Grèce en Europe, dans la zone euro.

C'est peu comme un mariage, pour Stéphanie, croisée sur le marché de la ville. "C'est un engagement dans les bons et la mauvais moments. Si on avait été dans la même situation que la Grèce, on serait bien contents que l'Union européenne nous donne un coup de main (...) Si on ne peut pas s'entraider entre nous, ça ne sert à rien !", dit-elle.
Stéphanie résume finalement assez bien l'avis d'une grande majorité des habitants de Brie-Comte-Robert. Ils le répètent tous : "Il faut sauver la Grèce, ce serait une erreur de la laisser tomber".

Sont-ils prêts à payer pour les Grecs et à annuler la dette ? C'est un peu plus subtil que ça. Ceux qui vous rabâchent qu'il serait dommage de laisser tomber la Grèce sont en fait les mêmes qui vous expliquent qu'il ne débourseront plus un centime pour Athènes.

Le peuple grec a dit ça, donc c'est comme ça ? Ben non, ce n'est pas comme cela !

Une Bricomtoise croisée sur le marché
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"On n'a pas les moyens, on aide déjà tout le monde. La Grèce, ça fait quand même beaucoup d'argent", dit une dame. "Je ne donnerai pas un kopek", renchérit un homme. Une autre femme refuse l'annulation de la dette ("Ça inciterait d'autres pays à faire la même chose"), mais propose de réduire les intérêts. 

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Si l'on résume : c'est un "oui" à une renégociation classique, comme avec votre banquier (vous lui demandez un peu plus de temps), mais "non" à une solution qui consisterait à effacer l'ardoise. Et peu importe ce qu'en pense les Grecs eux-mêmes, qui ont voté contre le plan soutien dimanche dernier... 

"Le peuple a dit ça, donc c'est comme ça ? Ben non, ce n'est pas comme cela !", tonne une habitante, qui parle d'une "solution de facilité". Pour elle, c'est au gouvernement grec de faire ce qu'il faut. 

Les sentiments sont finalement assez partagés. Les Français sont prêts certes à aider la Grèce, mais pas sans un effort des Grecs.

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