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Le président américain Donald Trump s'exprime sur la santé dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 18 septembre 2026.
Crédit : Jim WATSON / AFP
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Après la lourde défaite subie par son camp aux élections de mi-mandat, Donald Trump assure vouloir travailler avec l'opposition démocrate jusqu'à son départ de la Maison-Blanche.
Le président américain, âgé de 80 ans, a réagi avec un détachement remarqué, allant jusqu'à féliciter ses adversaires. Dans plusieurs entretiens accordés à des médias américains, il avait toutefois rappelé qu'il conservait la capacité de bloquer toute loi adoptée par un Congrès désormais contrôlé par les démocrates.
"Je serai monsieur Veto", avait averti le milliardaire, interrogé par le podcast . Le président est même allé jusqu'à poster une photo d'une casquette rouge siglée du mot "veto" sur son réseau social Truth Social mercredi.
Dans un entretien à Politico, le président américain a néanmoins affirmé : "Je ne veux pas passer les deux prochaines années à juste mettre mon veto sur tout." Reste à savoir s'il est réellement prêt à négocier avec des démocrates qu'il a encore récemment qualifiés de "communistes" ou d'"extrémistes".
Reste une autre inconnue de taille, la manière dont Donald Trump répondra aux possibles enquêtes de l'opposition contre lui, ses proches et son administration. "Ils s'en prendront probablement à moi, et je m'en prendrai à eux", avait-il menacé dans un entretien à Time. Le républicain a aussi évoqué la possibilité de gracier préventivement certains alliés, parmi lesquels Elon Musk.
Habitué à occuper seul le devant de la scène, le locataire de la Maison-Blanche pourrait difficilement accepter le statut de "canard boiteux", ce dirigeant affaibli au Congrès et déjà tourné vers la sortie. La Constitution américaine lui interdit en effet de briguer un troisième mandat lors de la présidentielle de 2028.
Privé du pouvoir budgétaire, réservé au Congrès, le président des États-Unis conserve néanmoins des marges de manœuvre importantes. Il peut continuer à signer des décrets, au risque de longues batailles judiciaires.
Depuis deux ans d'ailleurs, il a largement contourné le Congrès en gouvernant par décrets. Son affaiblissement complique certaines décisions, notamment les nominations, pour lesquelles il faudra désormais des profils "un peu plus modérés". Mais sur le fond, le président conserve encore une capacité d'initiative importante pendant les deux mois qui viennent.
Donald Trump garde aussi de solides prérogatives en matière militaire et diplomatique. Il entretient notamment le flou sur ses intentions vis-à-vis de l'Iran, qu'il pourrait frapper de nouveau. Il pourrait également poursuivre ses offensives commerciales contre des alliés de Washington et défendre sa vision d'un monde organisé en sphères d'influence, au moment où il doit rencontrer dans une dizaine de jours en Chine les présidents russe et chinois.
Sur RTL, Melissa Bell juge que le résultat des midterms est "une claque et aussi un effondrement du mouvement MAGA"
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La guerre entre la Russie, dont il s'est récemment rapproché, et l'Ukraine restera aussi l'un des dossiers sur lesquels son rôle demeurera décisif.
"Donald Trump peut se servir de son veto, bien sûr, explique Melissa Bell, correspondante de CNN à Paris, sur RTL. Il peut continuer à essayer d'exercer son pouvoir par décret, comme il l'a beaucoup fait, surtout depuis le début de ce deuxième mandat. Mais ça va être beaucoup plus compliqué. Les démocrates vont avoir le législatif entre leurs mains."
Le nouveau Congrès sera installé le 3 janvier. Plusieurs décisions lourdes de conséquences restent théoriquement à la portée de Donald Trump. Il peut encore agir sur des dossiers militaires et diplomatiques majeurs : une escalade avec l'Iran, un repositionnement des soldats américains engagés dans les forces de l'OTAN en Europe, ou encore une remise en cause de l'aide financière et militaire à l'Ukraine.
Le revers électoral ne devrait pas non plus freiner son goût pour les projets spectaculaires. Donald Trump veut achever avant son départ une salle de bal à la Maison Blanche et lancer rapidement la construction d'un arc de triomphe à Washington. Mais sa sortie de scène politique se profile. Celui qui se voit en "faiseur de rois" pour l'élection présidentielle de 2028 pourrait aussi devenir un handicap pour les prétendants républicains.
Même parmi les commentateurs les plus proches de l'univers Maga, certains estiment déjà que le milliardaire appartient au passé. "Le travail immédiat est de trouver un nouveau chef au parti. Ce ne sera pas Trump et cela ne le serait pas même si les républicains avaient gagné ce soir. Il est temps de regarder vers l'avenir", a écrit sur X le commentateur de droite radicale Matt Walsh.
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