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Catastrophe AZF : les sinistrés en colère contre la délocalisation du procès à Paris

REPLAY - Les parties civiles du procès de la catastrophe AZF de Toulouse qui avait fait 31 morts et des centaines de blessés en 2001 se mobilisent pour qu'il ne se déroule pas à Paris.

Julien Sellier RTL Petit Matin Julien Sellier iTunes RSS
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Les victimes de la catastrophe AZF de Toulouse protestent contre le procès à Paris Crédit Image : AFP | Crédit Média : Patrick Tejero | Durée : | Date : La page de l'émission
Patrick Tejero et Julien Quelen

Le troisième procès de la catastrophe AZF de Toulouse survenue en 2001 doit s'ouvrir l'an prochain à Paris et pose des problèmes aux 2.300 parties civiles qui souhaitent qu'il ait lieu à Toulouse afin de pouvoir y assister. Les sinistrés ont en effet du mal à envisager un voyage vers la capitale, à l'image de Guy, qui malgré son grand âge et les souffrances provoquées par l'explosion ne décolère pas. 

 "Après ce qu'on a vécu, c'est scandaleux. Qu'on puisse arriver à manipuler des milliers et des milliers de personnes qui ont été victimes de cette explosion et surtout les priver de la vérité", clame-t-il au micro de RTL. En effet, la délocalisation du procès à Paris n'est pas donnée. À ce sujet, la garde des Sceaux Christine Taubira estime que le déplacement devrait coûter 90 euros par jour et par sinistré sur une période de quatre mois. Pour Brigitte, qui porte un appareil auditif depuis la catastrophe, monter à Paris est inenvisageable. "90 euros par jour, sur Paris, je pense qu'il ne faut pas se faire d'illusion, ce n'est pas possible", conclut-elle en une phrase. 

Un rendez-vous avec la garde des Sceaux espéré

Le président de l'association des sinistrés Jean-François Grelier fait pour sa part le même état des lieux. "On nous dit de tourner la page mais la cassation puis ensuite la fixation de ce procès à Paris pour nous en priver, ça nous remet au contraire dans tout le souvenir de l'explosion et dans tous nos souffrances. Vaut-il mieux payer le déplacement de trois juges parisiens à Toulouse, ou celui de 2.300 victimes toulousaines à Paris ?", s'interroge-t-il ainsi de manière rhétorique. 

Le président de l'association des sinistrés tentera d'obtenir prochainement un rendez-vous avec Christiane Taubira afin de lui expliquer la triple peine que les victimes déplorent aujourd'hui à savoir l'explosion en elle-même, le renvoi en cassation et aujourd'hui la délocalisation de ce nouveau procès à Paris. 

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