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C.E.S, drones, Hollande : retour vers le futur

Technologie ou politique, la presse se penche sur l'avenir et le passé dans l'actualité.

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C.E.S, drones, Hollande : Retour vers le futur Crédit Image : PHILIPPE DESMAZES / AFP | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'est un symbole qui a frappé tous les visiteurs du salon des hautes technologies de Las Vegas. Dans le très couru pavillon réservé à l'automobile, une petite révolution s'est opérée cette année. Habituellement, les constructeurs automobiles paradaient sur des stands immenses et clinquants, et leur fournisseur était relégué dans des pavillons annexes. Pas cette fois. 

Cette fois, les Toyota, Ford, Volkswagen avaient vu beaucoup plus petit, car les marques ont du partager l'espace avec des géants du digital et des start-ups. C'est la une des Échos ce matin : "L'automobile devient une industrie numérique". La révolution de la connectivité de la voiture autonome et des services de mobilité est en train de rebattre totalement les cartes. Les cloisons sautent, le constructeur ne peut plus tout maîtriser.

La liste des nouveaux venus est impressionnante, il y a bien sûr les géants Google ou Amazon, mais aussi une myriade de jeunes pousses qui développent des applications pour la voiture autonome. C'est fascinant et ça va très vite.

Un expert en robotique de l'université de San Diego affirme même que les enfants nés en 2017 ne conduiront jamais ! Alors oui, la voiture autonome va changer l'industrie, elle va changer nos modes de vie, mais aussi nos modes de mort écrivent le site Slate, car le nombre d'accidents mortels dus aux erreurs humaines de conduite va aller en diminuant. Avec un effet secondaire mésestimé à ce jour : l'aggravation de la pénurie d'organes disponibles à la greffe.

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La vérité est peut-être macabre, mais elle est têtue : la source la plus fiable d'organes sains est constituée par les morts de la route, un greffon sur cinq provient d'une victime d'accident.

Après la voiture autonome, les drones

Aussi dans Les Échos, l'apiculture en quête de l'abeille parfaite ? Les chercheurs misent sur la sélection génétique pour concevoir des colonies résistantes aux agressions. Objectif : sauver la pollinisation naturelle, indispensable aux végétaux. Sans pollinisation, la fleur ne produit pas de fruit, et qui pollinise la fleur ? L'abeille, qui meurt à cause des pesticides. Alors en attendant de trouver l'abeille super résistante, eh bien des laboratoires cherchent des substituts. Une équipe de Harvard vient ainsi de présenter un drone de 80 milligrammes qui vole grâce à de minuscules ailes et qui se pose seul sur des objets, guidé par l'électricité statique. L'engin pourrait être capable de polliniser les fleurs d'ici 10 ans. Ça nous file le bourdon...

Le Monde de cet après-midi raconte une autre histoire de drone en publiant un rapport qui détaille les circonstances dans lesquelles un drone a explosé en octobre dernier, blessant grièvement deux soldats français près de Mossoul. L'appareil était en fait tombé au sol, comme victime d'une panne, à une trentaine de mètres des lignes des combattants de la coalition. Un soldat a été envoyé en reconnaissance et a rapporté le drone qui devait ensuite être expertisé par des soldats français, l'engin a fini par exploser dans le bâtiment où il avait été amené. 

Le problème, explique l'envoyé spécial du Monde, c'est que le champ de bataille de Mossoul est envahi par des drones, ceux de Daesh, mais aussi ceux de l'armée irakienne ou de ses alliés, et même ceux des journalistes. Cela conduit à une confusion, il y a un bourdonnement permanent au-dessus de nos têtes. Et ce ne sont pas des abeilles. Comment le drone piégé devient la nouvelle arme psychologique de Daesh. C'est à lire dans Le Monde cet après-midi.

Retour vers le futur avec François Hollande

"Je ne serai pas toujours président de la République, mais je serai toujours avec vous et parmi vous", a déclaré le chef de l'État ce week-end à Tulle. "Aurait-il un problème de concordance des temps ?" se demande L'Humanité ce matin. Le voilà qui conjugue ne pas être président au futur, lui qui n'a même pas conjugué l'expression au passé.

C’est l'idée développée Aquilino Morelle dans son livre L'Abdication, qui sort cette semaine. L'ex-conseiller politique raconte que le président ne voulait pas exercer le pouvoir, mais simplement le conquérir. Aquilino Morelle interviewé ce matin dans Le Parisien. Il y parle de Jean-Marc Ayrault comme d'une erreur de casting, et d'Emmanuel Macron : " Je suis convaincu que François Hollande finira par le soutenir, car c'est son fils spirituel", dit-il.

"Hollande, la vengeance en héritage", titre de son côté L'Opinion. "De Valls à Morelle, de Macron à Montebourg, le président n'a laissé derrière lui que haines et rancœurs. De quoi animer une primaire, mais pas lancer une indispensable rénovation doctrinale", estime le journal libéral.

"La primaire à gauche", en une du Parisien, qui publie aussi une interview de Manuel Valls : "Je ne crois pas être favori". Il a bien raison si l'on en juge la une du Figaro, qui publie avec RTL un sondage le donnant perdant au second tour face à Montebourg. "Et si Valls perdait la primaire", titre Le Figaro sur une une assez amusante, puisqu'il n'y a pas de photo de Manuel Valls à côté du titre, mais une photo annonçant le retour de Dalida. Celle qui chantait qu'elle voulait mourir sur scène revient donc au cinéma cette semaine.

L'autre retour du jour

À la télé aussi, on va avoir l'impression d'un retour vers le futur. Le site Lesjours.fr révèle ce matin que la chaîne i-Télé est en train de recruter Patrick Poivre d’Arvor. Oui, oui.

À 69 ans, l’ancienne star du 20 heures de TF1 ne prendrait pas un poste de présentateur, mais celui d’un débatteur dans une émission animée par Virginie Chomicki, fantomatique numéro 2 de la chaîne, le samedi ou le dimanche en début de soirée. Elle verrait, sur des thèmes d’actualité, notre PPDA national se confronter à une autre recrue, l’ancien présentateur des JT de 13 heures de France 2 Rachid Arhab, 61 ans. Des recrutements que Vincent Bolloré devrait confirmer le 18 janvier lors d'un séminaire qui se tiendra... à l'Olympia... sur la même scène foulée il y a 35 ans par Dalida.

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