1. Accueil
  2. Actu
  3. Débats et société
  4. Bus et taxis électriques en ville : le difficile scénario souhaité par Ségolène Royal

Bus et taxis électriques en ville : le difficile scénario souhaité par Ségolène Royal

DOCUMENT RTL - La ministre de l'Écologie souhaite que les bus soient exclusivement électriques d'ici 5 ans dans les grandes villes. Une solution difficile à mettre en place.

Un minibus électrique à Toulouse
Un minibus électrique à Toulouse
Crédit : ERIC CABANIS / AFP
Bus électriques en ville : le scénario utopiste de Ségolène Royal
01:09
Anais Bouissou
Anaïs Bouissou
Journaliste

La Ministre de l'Écologie déclarait jeudi 9 avril dans un entretien au Parisien qu'elle souhaitait que tous les taxis et tous les bus soient électriques dans les grandes villes d'ici 5 ans. Mais selon les éléments réunis par RTL, cela semble peu envisageable.

Des bus presque inexistants

Aujourd'hui, les bus électriques sont presque inexistants. Certes, il y a de plus en plus de minibus, à la Rochelle, Orléans, à Paris. Mais les gros bus, ceux de 12 mètres que l'on voit tous les jours dans les villes, sont encore à l'état d'essai pour la version électrique.

À titre d'exemple, la première ligne 100% électrique que veut mettre en place la ville de Paris, ne sera pas au point avant au moins 2016. Et la capitale est plutôt en avance sur la question.

Des questions techniques

Se poseraient aussi des questions techniques. Ces bus, il faut les recharger. Quelles structures mettre en place ? Est-ce que le réseau électrique va bien le supporter ? Ces questions sont pour le moment sans réponse.

À lire aussi

Les constructeurs eux-mêmes le disent, équiper toute la France risque d'être compliqué. "Dire que tous les bus seront électriques dans 5 ans dans toutes les villes, c'est très difficile à imaginer. Par contre, d'avoir démarré le changement du parc, oui c'est possible", estime Pierre Midrouillet, directeur de l'entreprise PVI.

Un coût exorbitant

Au-delà des problèmes techniques, se pose aussi la question du prix. Aujourd'hui, on considère qu'il y a 22.000 bus en France. Pour acheter un bus électrique d'après l'Union des transports publics, il faut compter dans les 400.000 euros. Soit le double d'un bus classique.

Il faudrait donc compter 9 milliards d'euros, rien que pour acheter les bus nouvelle génération en France. À cela, il faudrait ajouter l'entretien des bus et la manutention. Des sommes faramineuses, difficiles à défendre en période de restriction budgétaire.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/