1 min de lecture

À Bordeaux, une épicerie musulmane fait polémique avec des horaires discriminatoires

Une épicerie musulmane crée la polémique en proposant des horaires d'ouvertures pour les hommes et pour les femmes.

Une épicerie vendant des produits halal à Marseille (illustration)

Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

"Les frères : les lundi, mardi, mercredi , vendredi. Les soeurs : le samedi, le dimanche". La pancarte apposée sur la devanture d'une épicerie musulmane de Bordeaux a créé une polémique, les propriétaires de l'établissement étant accusés de discrimination. Devant l'ampleur des réactions, la pancarte a été retirée lundi 22 juin.

"Nous avions mis cela en place à la demande des 'sœurs', qui préféraient quand ma femme est derrière le comptoir (...) C'est un magasin où il y a des vêtements", a expliqué Jean-Baptiste Michalon, propriétaire du commerce de vêtements, épicerie et librairie, qu'il a repris mi-mai dans le quartier populaire Saint-Michel, dans le centre historique de Bordeaux.

Notre pratique de la religion n'autorise pas la mixité

Jean-Baptiste Michalon, propriétaire

"Cela s'adressait à un public averti, qui sait que notre pratique de la religion (musulmane, ndlr) n'autorise pas la mixité. Ce n'est pas une obligation, chacun fait ce qu'il veut", a affirmé le jeune homme, converti à l'islam. Selon lui, "ce sont des horaires faits pour que les femmes et les hommes se retrouvent entre eux" et il assure qu'il ne "savait pas que c'était interdit" par la loi.

Jean-Baptiste Michalon assure n'avoir refusé l'entrée de son établissement "à personne". "Si quelqu'un vient pour acheter du miel ou un livre, nous le servons bien sûr." Selon l'affichette qui était apposée sur la vitrine, et qui a été enlevée lundi suite à la publication d'un article du journal Sud Ouest, les femmes étaient invitées à se rendre dans le magasin uniquement les samedis et dimanches.

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé (Les Républicains, ex-UMP), a réagi dans un communiqué affirmant qu'il "condamnait fermement un comportement en totale contradiction avec les règles républicaines d'égalité et de mixité". Il a également appelé les "autorités compétentes à se saisir de ce dossier afin de faire cesser de telles pratiques discriminatoires et d'appliquer les mesures que prévoit la loi en de telles circonstances".

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info