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Bobigny : les familles du campement rom évacué vont dormir dans un gymnase

Les Roms évacués mardi dernier de leur campement à Bobigny vont dormir dans un gymnase, faute d'avoir été relogés.

Des Roms du campement de Bobigny étaient évacués en avril 2013 après un incendie (illustration)
Des Roms du campement de Bobigny étaient évacués en avril 2013 après un incendie (illustration)
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Une soixantaine de roms, dont 30 enfants, devaient passer de nouveau la nuit dans un gymnase parisien mercredi soir, faute d'avoir obtenu une offre de relogement après l'évacuation mardi de leur campement à Bobigny. 

"Au vu de la situation, et pour éviter que des enfants ne dorment dans la rue, nous allons maintenir un hébergement d'urgence cette nuit", dans un "gymnase du 10e arrondissement" de Paris, a indiqué un porte-parole de la ville.

Selon la municipalité, ce dispositif "sera maintenu jusqu'en fin de semaine si nécessaire". "C'est une situation d'urgence, donc temporaire. Au-delà, il va falloir que l'Etat prenne ses responsabilités", a ajouté le porte-parole.

Selon Christophe Louis, de l'association Les enfants du canal, une femme enceinte de sept mois, des personnes âgées et des nouveau-nés figurent parmi les personnes hébergées depuis mardi soir dans le gymnase.

Le campement évacué pour insalubrité

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Le campement dit des "coquetiers", qui accueillait entre 200 et 300 habitants, dont de nombreux enfants scolarisés, a été évacué mardi en vertu d'un arrêté municipal pris par le nouveau maire de la ville Stéphane De Paoli (UDI), qui invoquait l'insalubrité des lieux.

Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, une trentaine de familles se sont vu proposer des solutions de relogement. Il s'agit des familles recensées sur le camp lors des deux diagnostics sociaux réalisés en février et en août.

"Les populations roms sont extrêmement mobiles", a assuré mercredi lors d'un point presse Philippe Galli, préfet de Seine-Saint-Denis, pour expliquer le fait que ces familles n'aient pas été répertoriées par la préfecture.

24 ménages relogés

"Nous avons engagé des moyens très importants pour accompagner les habitants"', a ajouté M. Galli, qui évoque "un effort financier conséquent" pour son administration. "Nous avons pris en charge toutes les personnes recensées dans le diagnostic social. Les autres circulent librement", a-t-il ajouté.

Selon la préfecture, 24 ménages ont bénéficié d'offres de logement dans des foyers Adoma, situés hors Ile-de-France. Six autres, disposant de revenus stables, pourront bénéficier d'un logement social dans le département. Et neuf ménages, en situation de précarité, ont été pris en charge à l'hôtel.

"La situation dans le département est extrêmement tendue", a poursuivi M. Galli, écartant la possibilité d'une prise en charge par son administration des familles parties sur Paris. "En Seine-Saint-Denis, nous avons 84.000 demandes de logement social en attente. Et chaque nuit, il y a 11.000 personnes qui dorment dans des chambres d'hôtel réquisitionnées par l'Etat", a-t-il expliqué.

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