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Blocage des universités : à combien s'élèvent les dégradations ?

ÉCLAIRAGE - Mobiliers cassés, murs tagués, systèmes informatiques abîmés... Les premières estimations du coût des blocages sont particulièrement élevées.

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Blocage des universités : à combien s'élèvent les dégradations ? Crédit Image : ALAIN JOCARD / AFP | Crédit Média : Marie Guerrier | Durée : | Date : La page de l'émission
Marie Guerrier
Marie Guerrier et Claire Gaveau

Nanterre, Montpellier, Tolbiac... Le mouvement de protestation se poursuit dans plusieurs universités françaises. Et la situation ne cesse de se tendre alors que certains présidents d'universités appellent à l'intervention des forces de l'ordre afin de faire évacuer les amphithéâtres et campus occupés.

Une colère étudiante qui a des conséquences notables dans les établissements. Il faut dire que les dégradations sont nombreuses. Dans les rangs du ministère de l'Enseignement supérieur, les premières estimations évoquent plusieurs millions d'euros. Difficile pourtant d'établir un montant précis alors que les blocages se poursuivent dans plusieurs établissements.

À Toulouse, à la faculté du Mirail, les premières estimations sont considérables. Rien que pour le mobilier, 2.000 chaises et 1.000 tables, près de 200.000 euros sont évoqués. Sur l'immense arche, le bâtiment qui accueille les étudiants à l'entrée de l'université, 100.000 euros de dégâts sont comptabilisés à l'heure actuelle. Pour les façades taguées, il faudrait également ajouter 70.000 euros... Soit près de 370.000 euros au total pour la seule université toulousaine

Un coûteux maintien de la sécurité

Et les estimations sont encore plus élevées à Montpellier. Les premiers calculs avoisinent les 600.000 euros : 300.000 euros pour le sabotage de la salle des serveurs informatiques et les dégradations matérielles et 300.000 euros pour la nouvelle organisation des examens et le renfort en équipe de sécurité sur le campus Paul Valéry.

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Des frais pour le maintien de la sécurité également engagé à Tolbiac. En trois mois, l’université parisienne a dépensé l’équivalent de son budget annuel en vigiles. Une somme à laquelle il faudra évidemment ajouter les murs couverts de graffitis, les câbles de sonorisation des amphis arrachés, les écrans de vidéo projection lacérés, les portes et les serrures détériorées. Là encore, plusieurs centaines de milliers d'euros.

L'État propriétaire des universités

Mais alors, qui va payer ces sommes colossales ? Si les universités ont porté plainte pour les multiples dégradations, il existe très peu de chances que les responsables paient. Il faudrait pour cela les identifier.

Pour ce qui est des assurances, très peu d'universités en possèdent. Généralement, c'est l'État qui est propriétaire des facultés. Or, l'État est son propre assureur... avec l'argent du contribuable.

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