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Bas-Rhin : trois hommes, dont un proche d'un kamikaze du Bataclan, interpellés

Les trois suspects, suivis par les services de renseignement, sont soupçonnés d'avoir tenté de se rendre dans la zone irako-syrienne.

Un véhicule de la police nationale (Illustration)
Un véhicule de la police nationale (Illustration)
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Eléanor Douet & AFP

Trois hommes, dont un proche d'un kamikaze du Bataclan et un ancien policier, ont été interpellés dans le Bas-Rhin, a-t-on appris jeudi 19 janvier de source proche de l'enquête. Ils soupçonnés d'avoir voulu se rendre en zone irako-syrienne. Les suspects ont été arrêtés mardi lors d'une opération antiterroriste de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Strasbourg, Schiltigheim et Wissembourg (Bas-Rhin), a précisé cette source, confirmant une information des Dernières nouvelles d'Alsace.

Ils sont soupçonnés d'avoir voulu se rendre en Syrie en mai 2016, mais auraient renoncé à ce projet après un contrôle de police sur une aire d'autoroute en Allemagne, près de la frontière autrichienne, d'après la source. Mustafa S., 24 ans, est bien connu des services. Il faisait partie de la filière jihadiste de Strasbourg, un groupe de jeunes originaires du Bas-Rhin qui avaient tenté de rallier la zone irako-syrienne entre décembre 2013 et avril 2014.

Dix avaient réussi à gagner, via la Turquie, les terres du jihad, dont Foued Mohamed-Aggad, l'un des tueurs de la salle de spectacles parisienne du Bataclan le 13 novembre 2015, et les frères Mourad et Yassine Boudjellal, tués en Syrie en 2014. Mais la famille de Mustafa S. l'avait empêché de partir.

Un ancien policier municipal parmi les suspects

En juillet 2016, sept membres de cette filière, dont Karim Mohamed-Aggad, frère de Foued Mohamed-Aggad, ont été condamnés à des peines de six à neuf ans de prison. Suivi par les services de renseignement depuis son départ avorté, Mustafa S. était placé dans un centre de déradicalisation depuis septembre 2016, selon la source proche de l'enquête.

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Parmi les deux autres suspects, l'un, âgé de 21 ans, est soupçonné, outre ses velléités de départ au printemps 2016, d'avoir effectué un court séjour en Syrie fin 2014. L'autre est un ancien policier municipal de Wissembourg qui avait intégré la police nationale, en tant qu'adjoint de sécurité (ADS), avant d'être renvoyé. Leurs gardes à vue peuvent durer jusqu'à 96 heures, soit samedi.

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