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Des lycéens planchent sur l'épreuve de philosophie du baccalauréat au lycée Michel de Montaigne de Mulhouse (Haut-Rhin), le 16 juin 2025.
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
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À l’approche des épreuves écrites de français, les élèves de première multiplient les révisions. Cette année, la nouvelle consigne du ministre de l'Éducation nationale ne les laisse pas indifférents : les correcteurs devront se montrer plus vigilants concernant l’orthographe, la grammaire et la syntaxe... Pour Édouard Geffray, "toute copie qui n’a pas un niveau suffisant en termes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat. C’est sérieux".
À la sortie d’un lycée de Courbevoie dans les Hauts-de-Seine, les lycéens témoignent d’une certaine anxiété. "Ça me fait très peur. L’orthographe, ça n’a jamais été mon fort, mais là, ça va être chaud", confie un lycéen au micro de RTL. Un autre juge la mesure excessive : "C’est n’importe quoi. Le français, ce n’est pas ma matière préférée et tout, donc…". Une élève estime pour sa part que cela "rajoute encore une pression en plus".
Certains candidats ont déjà identifié leurs points faibles. Ismaël, qui reconnaît que son écriture ressemble à "des hiéroglyphes", compte redoubler d’attention le jour de l’épreuve. "Je pense que je vais faire attention surtout à comment écrire et plus à la grammaire qu’autre chose. Je pense que je vais me relire au moins trois fois", explique-t-il.
D’ici le début des épreuves, ce jeudi 11 juin, chacun tente de mettre toutes les chances de son côté. Pour certains, l’apprentissage des conjugaisons reste la meilleure arme. "À chaque fois, je fais des fautes sur les verbes au passé simple ou à l’imparfait parce que ça se ressemble un peu. La méthode ? On apprend les conjugaisons par cœur, c’est tout", raconte une élève au micro de RTL.
D’autres optent pour d'autres méthodes. Camélia révise avec son Bescherelle tandis qu’Éric s’entraîne grâce à des dictées en ligne. "Les dictées, il y a un classement par rapport au nombre d’erreurs que tu fais. J’en fais une fois par semaine", raconte-t-il au micro de RTL. Des applications de correction orthographique sont également utilisées pour vérifier l’écriture de certains mots.
Le ministre a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un système de pénalités automatiques. "On ne raisonne pas en termes de points mécaniques. (…) C’est la qualité globale de la copie", a-t-il déclaré. Dans les faits, aucun barème fixe n’a été défini. L’objectif affiché est surtout d’éviter que certaines fautes ne soient ignorées lors de la correction.
Professeure de français et correctrice du baccalauréat depuis une trentaine d’années, une enseignante interrogée par RTL affirme que les consignes restent mesurées. "On nous demande d’être vigilants, on nous demande de sanctionner, mais on nous demande aussi une bienveillance", explique-t-elle. Selon elle, seules les copies présentant "des fautes d’orthographe à toutes les lignes, évidemment, elles seront sanctionnées. Mais sinon, sur des fautes ponctuelles, on ne sanctionnera pas plus que ça", précise-t-elle.
Des commissions nationales puis académiques doivent encore se réunir dans les prochains jours afin de préciser les consignes adressées aux correcteurs. Mais pour cette enseignante et plusieurs de ses collègues, ces annonces relèvent avant tout d’un "effet d’annonce" et ne devraient pas bouleverser leurs pratiques habituelles de correction.
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