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Attentats en France : les covoitureurs de Saïd Kouachi racontent leur trajet trois jours avant la tragédie

Le 4 janvier, Saïd Kouachi effectuait le trajet entre Reims et Paris en covoiturage. Les passagers du véhicule se livrent dans un article de "L'Obs du Soir".

Saïd Kouachi
Saïd Kouachi
Crédit : FRENCH POLICE / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Employé dans l'hôtellerie et habitant de la région parisienne, Daniel effectue régulièrement le trajet entre Reims et la capitale pour voir des amis. Le 4 janvier, cet habitué du covoiturage vient de prendre dans sa voiture Saïd Kouachi, relate L'Obs du Soir. Encore inconnu en ce dernier jour des vacances de Noël, il sera trois jours plus tard l'un des hommes les plus recherchés de France après la fusillade à Charlie Hebdo.

Je l'ai trouvé froid, il n'avait pas du tout envie de parler. Il n'y avait pas une bonne ambiance.

Daniel, le conducteur

Assis sur la banquette arrière, le frère aîné des Kouachi passe le voyage sur son téléphone, sans jamais répondre aux appels qu'il reçoit ou prendre part aux conversations. "D'habitude j'aime bien animer les conversations dans la voiture pour que le temps passe plus vite, mais là, il n'y avait pas une bonne ambiance. Je l'ai trouvé froid, il n'avait pas du tout envie de parler", se souvient Daniel, contacté par l'hebdomadaire français. Passées les banalités d'usage comme la raison d'un séjour à Paris ou les prix du loyer, la discussion s'éteint jusqu'au point d'arrivée. "J'ai vu que ce monsieur était très croyant en raison de sa tenue vestimentaire, mais nous n'avons pas parlé de religion", a-t-il expliqué.

Et si la tension était palpable au sein de l'habitacle, aucun voyageur ne se doutait qu'il allait prendre part à la tuerie perpétrée dans les locaux de l'hebdomadaire satirique. Le dimanche après-midi, Saïd Kouachi se promène dans les XIee et XXe arrondissements aux alentours du siège de Charlie Hebdo avant de rencontrer son frère, Chérif, à Gennevilliers et de regagner Reims dans la soirée. Il ne reviendra à Paris que le 7 janvier au matin. Par le train, ce coup-ci, pour tirer sur Charb, Cabu, Wolinski et neuf autres personnes. 

Il avait une tête qui ne faisait pas plaisir (...) Je fais souvent du covoiturage et je n'ai jamais été gêné comme ça

Medhi, un covoitureur

Mehdi, un autre passager, se remémore aussi ce voyage. "Il avait une tête qui ne faisait pas plaisir. Je ne voulais pas que ma copine s'asseye à côté de lui, c'est pour ça que je me suis mis au milieu. Je fais souvent du covoiturage et je n'ai jamais été gêné comme ça. Là, tout de suite, je ne l'ai pas senti", a déclaré celui qui a rapidement fait le lien lorsqu'il a entendu les premières caractéristiques du suspect. Si Leïla, sa copine, ne voulait guère le croire, c'est bel et bien Mehdi qui avait raison. "Ça fait mal au cœur, franchement, j'ai voyagé pendant deux heures, je ne savais pas et je n'ai rien pu faire", a commenté celui qui est aujourd'hui traumatisé par ce mode de transport.

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