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Attentats en France : le premier pompier arrivé chez "Charlie Hebdo" raconte l'horreur

REPLAY / DOCUMENT RTL - Patrick Hertgen, vice-président de la Fédération nationale des pompiers, ne s'attendait pas à trouver un tel "carnage".

Les forces de polices et pompiers devant le siège parisien de Charlie Hebdo
Les forces de polices et pompiers devant le siège parisien de Charlie Hebdo
Crédit : PHILIPPE DUPEYRAT / AFP
Attentats en France : le premier pompier arrivé chez "Charlie Hebdo" raconte l'horreur
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Arnaud Tousch & Julien Absalon

Personne n'a oublié ce qu'il faisait le 7 janvier 2015, date de l'attentat contre Charlie Hebdo. Patrick Hertgen, lui, s'en souvient à la minute près. Et pour cause : il est le premier pompier arrivé sur les lieux. Ce jour-là, le vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers était à Paris pour une réunion avec Patrick Pelloux. Devant la rédaction de l'hebdomadaire satirique, le secouriste est confronté à une première difficulté : "Ce qui était compliqué, c'était d'accéder à la rédaction. Les survivants s'étaient enfermés parce qu'ils avaient peur qu'on revienne les abattre", se rappelle-t-il au micro de RTL.

Juste avant de découvrir l'horreur, Patrick Hertgen "s'attend à trouver des victimes graves" mais pas à un "carnage". Sans tarder, il "comprend tout de suite que c'est une action terroriste". Lui qui est d'ordinaire médecin-chef des sapeurs-pompiers du Nord est alors immédiatement frappé par l'image des "pièces enfumées" par la poudre des kalachnikovs des frères Kouachi. Dans la foulée, il est aussi pris par "cette très forte odeur de poudre" qui l'a saisie "d'emblée".

J'ai très bien compris qu'on était dans quelque chose de hors-norme

Patrick Hertgen

Évidemment, le pompier se rappelle de "ces cadavres par terre qui sont dans le sang" mais aussi des "quelques survivants très gravement blessés". Patrick Hertgen connaissait les membres de la rédaction assassinés. "Mais j'aurais été incapable de les reconnaître. Les circonstances dans lesquelles on les a retrouvés font qu'ils sont devenus méconnaissables", explique-t-il sans vouloir "décrire précisément".

"Très vite, quand je suis arrivé à la dizaine de personnes décédées, j'ai très bien compris qu'on était dans quelque chose de hors-norme", poursuit Patrick Hertgen qui, un an après, vit "différemment" avec ces souvenirs. "On est d'abord des êtres humains avant d'être uniquement des médecins urgentistes".

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