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Attentats en France : la veuve de Saïd Kouachi continue à chercher "les signes" de la radicalisation de son mari

L'avocat de l'épouse de l'un des terroristes de l'attentat contre "Charlie Hebdo" s'exprime dans "Le Figaro".

La carte d'identité de Saïd Kouachi
La carte d'identité de Saïd Kouachi
Crédit : FRENCH POLICE SOURCE / AFP
Marie-Pierre Haddad

Il y a un an, Saïd et Chérif Kouachi ont commis un attentat contre la rédaction du journal Charlie Hebdo. La veuve de Saïd revient sur les mois qui ont précédé le 7 janvier 2015. Soumaya s'exprime, par la voix de son avocat, dans un entretien au Figaro. La jeune femme de 30 ans souhaite éviter que ces propos soient mal interprétés.

Me Antoine Flasaquier confie qu'elle a eu "un deuil compliqué". Dès le lendemain de l'attentat, elle est placée en garde à vue mais ne dira pas un mot aux enquêteurs. "À cet instant, elle ne peut imaginer que son mari, avec qui elle était 'très complice', a pu tuer douze personnes", explique le journal.

Un jour, elle m'a appelé et m'a demandé : 'vous être sûre que Saïd est mort ?' J'ai dû lui répondre que j'en étais certain

Me Antoine Flasaquier, avocat de Soumaya Kouachi

Son avocat poursuit et raconte qu'elle "n'a pas pu voir le cercueil, ni assister à l'enterrement et doit se faire à l'idée que son mari est un terroriste". Après l'attaque, les théories du complot qui ont émergé sur Internet ont semé le doute dans l'esprit de Soumaya. "Un jour, elle m'a appelé et m'a demandé : 'vous être sûre que Saïd est mort ?' J'ai dû lui répondre que j'en étais certain", explique-t-il.

Soumaya a replongé dans ses souvenirs afin de déceler les signes d'une radicalisation. "Mais elle n'a trouvé aucun indice. Rien ne lui permettait d'anticiper ce qu'il s'est malheureusement produit", poursuit son avocat, à qui elle a décrit un époux "discret, n'ayant jamais versé dans le prosélytisme, ni fait de remarques sur Daesh, la coalition en Syrie ou autres", indique Le Figaro. Soumaya s'inquiète pour l'avenir de son fils et plus particulièrement sa scolarisation. "Elle se demande si son fils doit continuer à porter le nom de Kouachi mais c'est compliqué pour elle (…) Son époux est peut-être un terroriste mais il reste le père de son enfant".

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