1 min de lecture Attentats à Paris

Perdu par les enquêteurs, le portable de Brahim Abdeslam retrouvé sous une pile de dossiers

Pendant des mois, les enquêteurs belges ont cherché le téléphone mobile du kamikaze, avant de le retrouver dans un commissariat.

Un véhicule de la police nationale (Illustration)
Un véhicule de la police nationale (Illustration) Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Geoffroy Lang
Geoffroy Lang

Au lendemain des attentats de Paris et Saint-Denis, les services de police belges se sont immédiatement lancés sur les traces du commando terroriste du 13 novembre. Les enquêteurs belges ont rapidement tenté de mettre la main sur le portable de Brahim Abdeslam, le frère aîné de Salah Abdeslam qui s’était fait sauter au Comptoir Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris. Le téléphone du jihadiste avait été confisqué en février 2015, lorsque Brahim Abdeslam avait été interpellé dans une affaire de stupéfiants.

À l’époque, l’unité antiterroriste de la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles avait déjà tenté de consulter le téléphone de Brahim Abdeslam, soupçonné de vouloir rejoindre la Syrie. En vain. Le téléphone mobile était introuvable. Une grande partie de son contenu avait cependant été sauvegardée, dont des numéros appartenant à la cellule terroriste de Paris et Bruxelles.

13 dysfonctionnements relevés au sein de la police belge

À l’occasion d’une enquête sur de possibles dysfonctionnements de l’enquête sur les attentats de Paris, le Comité P - le comité permanent de contrôle des services de police - avait cependant épinglé le service antiterroriste belge en l’accusant d’avoir perdu le portable de Brahim Abdeslam. Le quotidien belge La Dernière Heure a cependant révélé par la suite que le fameux "GSM" avait été égaré en amont, la police locale de Molenbeek.

Et c’est justement au commissariat de la zone de police ouest de Molenbeek que le téléphone mobile a finalement été retrouvé le 9 novembre 2016, sous une pile de dossiers selon La Dernière Heure. Dans un rapport confidentiel du Comité P, les services d’inspection du parlement belge ont 13 erreurs des services de police belge qui auraient pu permettre de découvrir les auteurs des attentats de Paris en amont du 13 novembre, dont six d'entre elles dues à un manque de personnel.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Attentats à Paris Attentats en France Terrorisme
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants