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Attentats à Paris : les terroristes auraient pris du Captagon, "la drogue des jihadistes"

ÉCLAIRAGE - Le Captagon aiderait les combattants à décupler leurs forces et à ne plus ressentir la peur. D'après du matériel laissé dans leurs chambres et des témoignages, les terroristes auraient pu en avoir pris avant les attaques.

Des pilules de Captagon (illustration)
Des pilules de Captagon (illustration)
Crédit : AFP
Édouard Nguyen

Appelée la "potion magique" ou encore "la drogue de Daesh", le Captagon est une drogue qui a les mêmes effets que l'amphétamine une fois ingérée. Le Captagon aiderait les combattants à décupler leurs forces et à ne plus ressentir la peur. Les terroristes des attentats de Paris, perpétrés vendredi 13 novembre, auraient pu en prendre. C'est ce que laisse penser une vidéo diffusée par Le Point mardi 17 novembre, après la perquisition de deux chambres d'hôtel à Alfortville (en Seine-et-Marne) louées par Salah Abdeslam.

Sur la vidéo du Point, on voit l'intégralité d'une chambre dans laquelle six personnes auraient pu loger. Parmi des restes de pizza et de madeleine, on trouve sur la table des seringues, des aiguilles courtes et des fils d'intubation. Aussi, selon le témoignage d'un homme qui aurait aperçu les terroristes, ces derniers avaient l'air de "morts-vivants", "comme drogués".

Des seringues en cours d'analyse

En mai dernier déjà, la presse Bulgare relayait avoir "percé le secret des jihadistes". Selon l'agence de presse russe Ria Novosti, le Captagon serait produit depuis 2011 en Bulgarie. Cette drogue était d'abord exportée vers les pays du Golfe et aurait aussi joué un rôle important dans les printemps arabes. Depuis le début de la guerre en Syrie, elle permettrait d'y aider les combattants. 

Mercredi après-midi, la police judiciaire a affirmé au Point que le matériel "posé sur la table ronde appartient à la police qui s'en est servi pour effectuer différents prélèvements sur la scène de constatation". Cependant, les seringues sont en cours d'analyse. 

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Les enquêteurs se concentrent sur la traque des complices toujours en liberté. Salah Abdeslam, l'ennemi publique numéro 1, est toujours activement recherché. Il aurait loué la Polo noire retrouvée à Montreuil. Les policiers le soupçonnent d'avoir fait partie du commando qui a tiré sur les terrasses de café des Xe et XI arrondissements de Paris.

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