1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Attentats à Paris : le policier arrivé en premier au Bataclan témoigne
2 min de lecture

Attentats à Paris : le policier arrivé en premier au Bataclan témoigne

Le 13 novembre, un commissaire de la BAC et son équipier ont été les premiers à entrer dans la salle de spectacle et à faire face aux jihadistes et au massacre.

Un commissaire de la BAC parisienne a été le premier à entrer dans la salle de spectacle investie par les terroristes
Un commissaire de la BAC parisienne a été le premier à entrer dans la salle de spectacle investie par les terroristes
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Michael Ducousso & AFP

"Kalach devant", c'est le cri d'alerte que retient le commissaire de police qui a abattu un des jihadistes au Bataclan, le 13 novembre dernier. Arrivé le premier sur les lieux, il raconte comment il a fait face à un "massacre". "Nous n'avions que notre courage à opposer à ces terroristes", explique ce commissaire de la brigade anticriminalité de Paris.

Dans un récent numéro de La tribune du commissaire, le journal du syndicat majoritaire des "patrons" de la police, le SCPN, il raconte tout : "Sans moyen de protection, nous ne pouvions plus progresser". Son témoignage permet d'illustrer le rôle des "primo-intervenants" sur un attentat de type "tuerie de masse" pour lesquels le ministre de l'Intérieur détaille un plan, vendredi 1er avril à Reims. Ce soir-là, le commissaire, qui ne livre pas son nom, décrit minutieusement comment il a été alerté. Comment il s'est dirigé, avec son chauffeur, à l'intérieur du Bataclan. Il se souvient des tirs, des gens qui s'enfuient, des cris, et de cet "individu tenant une kalachnikov à la main". 

Des "images terribles" gravées dans sa mémoire

"Nous n'avons pas hésité", dit-il, "c'était une évidence que nous devions entrer dans cette salle" de spectacle les premiers sans attendre les unités d'élite. Mais ce vendredi 13 novembre, le Bataclan offrait un spectacle d'horreur, avec les morts entassés dans la salle et du "sang partout". Devant ce "vrai massacre", le commissaire de la BAC ne sait pas trop quoi faire, puis, "sur la gauche de la scène", il voit le jihadiste, calme. "Kalach devant", dit-il à son équipier. Tous deux ajustent alors leurs tirs, à quelque vingt mètres d'eux. S'ils ratent le terroriste, ils savent qu'ils vont mourir, explique-t-il. Ils tirent "jusqu'à ce qu'il tombe", se faisant exploser.

"Nous avons eu beaucoup de chance", affirme le commissaire, rejoint par d'autres policiers de la BAC après d'autres échanges de tirs. Le groupe est ensuite reparti à l'intérieur de la salle "sans attendre la BRI", une unité d'élite de la police, comme le recommande l'un des policiers. Mais il ne pourra que tenter de rassurer les victimes, regrette-t-il et à pris le temps "d'appeler (sa) femme quelques secondes pour lui dire adieu".

À lire aussi

Finalement, la BAC rallie la BRI pour, notamment, "faire sortir des victimes", apercevant au passage des "images terribles" à jamais gravées dans leurs mémoires. "Nous ne sommes pas des héros", conclut le policier, "les vrais héros ce sont ces gens qui ont dû faire semblant d'être morts parmi les morts pour rester vivants".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/