2 min de lecture Attentats à Paris

Attentats à Paris : deux complices présumés de Salah Abdeslam inculpés en Belgique

Deux hommes suspectés d'avoir aidé Salah Abdslam à quitter Paris ont été inculpés lundi 16 novembre à Bruxelles pour terrorisme à la suite des attentats meurtriers de Paris

Les forces de sécurité belges dans le district de Molenbeek à Bruxelles, le 16 novembre 2015.
Les forces de sécurité belges dans le district de Molenbeek à Bruxelles, le 16 novembre 2015. Crédit : DIRK WAEM / BELGA / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet

Trois jours après les terribles attentats qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessé à Paris, l'enquête se poursuit en France mais aussi en Belgique. Lundi 16 novembre, deux suspects qui auraient aidé l'un des terroristes à quitter la France, ont été inculpés à Bruxelles. Car si sept terroristes sont morts vendredi 13 novembre, en se faisant exploser ou en étant abattu par les forces spéciales, un huitième homme est actuellement en cavale : Salah Abdeslam. La police a d'ailleurs lancé un appel à témoin pour tenter de le retrouver. 

Après les attentats de Paris, Salah Abdeslam a déposé une Seat noire à Montreuil et serait ensuite retourné en Belgique avec deux hommes venus de Belgique pour le chercher. 

La Seat trouvée à Montreuil est fouillée par un enquêteur samedi 14 novembre
La Seat trouvée à Montreuil est fouillée par un enquêteur samedi 14 novembre Crédit : OFF / AFP

Ce sont ces deux suspects, de petits délinquants de nationalité belge, qui ont été inculpés lundi pour "attentat terroriste" et "participation aux activités d’un groupe terroriste" puis placés en détention provisoire.

Un scénario pas vraiment planifié

D'après les proches des deux hommes, ce plan d'exfiltration n'était pas du tout prémédité. Un témoin raconte à l'Obs, que vendredi soir, vers 22h, il traîne dans les rues à Bruxelles avec un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années dont le téléphone se met à sonner. Ce dernier décroche. À l'autre bout du fil, Salah Abdeslam lui demande de venir le chercher, tout en lui expliquant qu'il va lui payer l'essence et les péages. N'ayant pas de voiture, le jeune homme aurait alors demandé à Mohamed Amri (son nom a été diffusé par la presse), propriétaire d’une Golf3, de venir avec lui chercher Salah à Paris.

Salah Abdeslam contrôlé à Cambrai

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Les deux convoyeurs passent la frontière vers 3h du matin. Vers 9h, leur voiture est contrôlée dans le sens Paris-Bruxelles à Cambrai. Lors de ce contrôle effectué par la gendarmerie nationale françaisdans le cadre de la fermeture des frontières, trois hommes ont été identifiés à bord, dont Salah Abdeslam. Ce dernier va ensuite réussir à prendre la fuite avant que les enquêteurs ne découvrent son implication dans les attentats.

Le témoin qui a entendu le coup de téléphone à Bruxelles explique toujours à l'Obs : "Il n'y avait pas de logistique, rien. Il (Salah Abdeslam) a appelé ses copains, qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment". Pour le moment, on ne sait pas si le terroriste a évoqué les attentats de Paris aux deux convoyeurs, toujours est-il que le jeune homme contacté en premier est rentré "en pleurs" chez lui samedi matin après la virée nocturne. 

Pourtant, les deux hommes n'ont pas eu l'air traumatisés par la gravité de la situation, puisqu'ils ont traîné dans leur quartier toute la journée de samedi. Ce n’est qu’en milieu d’après-midi que les policiers les ont repérés, un peu plus bas dans le quartier, à hauteur de la station Osseghem, et placés en garde à vue.

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