2 min de lecture Attentats à Paris

Attentats à Paris : l'imam d'Alfortville réclame "un islam de France"

REPLAY / INVITÉ RTL - Abdelali Mamoun, l'imam d'Alfortville, revient sur les facteurs de radicalisation des jeunes musulmans.

une-fusillade-a-eclate-sur-les-champs-elysees-le-20-avril-2017 Édition spéciale - Attentats à Paris La rédaction de RTL
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Contre la radicalisation, "nous laisser avoir un islam de France" Crédit Image : AFP | Crédit Média : Marc-Olivier Fogiel | Durée : | Date : La page de l'émission
Sabrina Haessler Journaliste

Indignation. C'est le premier mot qui vient à Abdelali Mamoun, imam d'Alfortville, quand il évoque les attentats perpétrés à Paris vendredi soir. Invité de RTL, il relaie "le sentiment énorme d'indignation de la quasi-totalité des musulmans de France, parce que ces actes odieux ont été commis contre nos compatriotes, mais surtout au nom de notre religion". Les attentats mettent de nouveau la communauté musulmane dans une situation inconfortable. "Déjà avec 17 morts [lors des attentats en janvier], on a eu droit à 300 % d'augmentation des actes islamophobes, avec 129, vous vous rendez bien compte qu'on a peur", commente Abdelali Mamoun.

L'imam d'Alfortville évoque aussi sa "frustration" face à "un désordre et un chaos au sein de notre composante religieuse qui entraîne la radicalisation de nos jeunes". Abdelali Mamoun explique : "Malheureusement, nos instances ne sont pas françaises, elles sont étrangères, gérées par Rabat, Alger et Istanbul. Il y a une sous-traitance de l'islam en France, qui fait que nous n'avons pas d'autogestion".

Une "sous-traitance de l'islam" en France

Ainsi, les instances religieuses mettent en avant les intérêts de ces pays, au détriment de ceux de la France, poursuite Abdelali Mamoun. L'imam d'Alfortville plaide pour que les autorités françaises s'engagent : "L'État doit nous immuniser contre cette ingérence extérieure... Nous laisser organiser un culte à la française et avoir un islam de France".

"Il existe des imams français, des théologiens, des universitaires, des chercheurs... mais ils doivent être accompagnés par l'État", insiste-t-il. Selon Abdelali Mamoun, il y aurait une centaine de mosquées radicales en France, des lieux où, en tant que représentant d'un islam modéré, il n'est pas le bienvenu. Mais il ne s'agit pas de nids de terroristes, mais d'un chaînon du processus de radicalisation, souligne-t-il : "Les salafistes ne sont pas des terroristes, ils s'inscrivent dans un cheminement qui radicalise ces jeunes et qui fait d'eux des terroristes ultérieurement. Le salafisme est une idéologie pacifique". 

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